Affaire Tamsir Faye…L’histoire me donne malheureusement raison…Par Mamadou Dème

Au mois de juillet 2013, lorsque le Président de la république a procédé à ses nominations bidons dans les services consulaires et diplomatiques, j’avais publié un article pour dénoncer cet état de fait en pointant l’erreur stratégique à terme que Macky Sall avait commise en procédant de la sorte.

Aujourd’hui l’histoire me donne malheureusement raison à mon grand regret qui est celui d’un allié membre de la majorité présidentielle qui avait usé de son droit d’alerte à défaut d’être écouté.

Ma position à l’époque prenait en compte les risques pour le Sénégal que ces nominations partisanes laissaient entrevoir et notamment sur le comportement de Tamsir qui, parce qu’il laissait à désirer ; ne le préposait pas à une telle fonction. J’avais fait allusion à sa proximité avec l’alcool comme risque majeur pour un portage de la fonction pour laquelle il était pressenti .Il vient de confirmer ce comportement en agissant de la manière pour laquelle étaient nombreux ceux et celles qui avaient parié sur sa longévité au consulat du Sénégal à Marseille à cause de son goût pour la beuverie.

A ce moment-là, j’ai fait l’objet des critiques et des insultes les plus dégueulasses de la part des militants de l’APR particulièrement de ceux qui sont en France et qui aujourd’hui se font petits et n’ont même pas le courage politique d’assumer et de prendre position par rapport à cet événement très grave. Ah ! Aujourd’hui nombreux sont parmi eux n’ont plus de couilles et qui se cachent sous la table ou par inconséquence politique et cynisme cherchent à comprendre et à défendre Tamsir Faye.

Oui l’histoire me donne raison mais pas à ma satisfaction car c’est l’histoire du Sénégal et celle de sa diplomatie reconnue qui en pâtissent.

Mais, le seul responsable de cet état de fait et de cet imbroglio est le Président Macky Sall qui n’a pas été à la hauteur de sa fonction régalienne en procédant à ces nominations minables et à des choix douteux d’hommes et de femmes qui ignorent jusqu’à tout du sens et des obligations de leurs missions consulaires et diplomatiques ( par exemple la nomination d’une animatrice des activités périscolaires titulaire d’un BAFA dans une école élémentaire comme vice consul général à Bordeaux).

Aujourd’hui Tamsir Faye est relevé (il n’est pas encore limogé à cause des manœuvres politiciennes de protection pour empêcher la justice française de l’atteindre) contrairement aux attentes des sénégalais épris de la fierté d’appartenir au Sénégal ; il est alors remplacé malheureusement par quelqu’un qui présente les mêmes caractéristiques de faiblesse vis à vis l’alcool que lui.

C’est comme si le Président de la république se soucie peu, voir se contrefiche du sort de la diaspora dont la mobilisation a été plus que déterminante dans son accession à la magistrature suprême et qui ne semble être pour lui qu’une variable électorale fut- elle à dominante ethnique acceptée comme telle.

L’ensemble du dispositif du Président Macky Sall en direction de la diaspora pose problème et est en panne.

De ses représentants consulaires et diplomatiques insuffisants professionnellement mais très suffisants pour leurs égocentrismes au Secrétaire d’État aux sénégalais de l’extérieur et de son directeur des sénégalais de l’extérieur qui se cachent des sénégalais quand ils viennent en France alors que ce pays est leur deuxième maison et dont les comportements d’adversités personnelles sont minables et lamentables face aux besoins immenses des sénégalais de la diaspora à travers le monde.

C’est à se demander à quoi ils servent et en quoi leurs présences là est – elle utile à une mise en œuvre normale d’une politique publique des migrations en direction de la diaspora.

Le Président Macky Sall n’a pas de projet politique pour la diaspora sénégalaise et Kisal senegaal qui s’est engagé auprès de lui dès la création de Macky 2012 doute aujourd’hui de sa perspective politique et se pose beaucoup de questions sur l’avenir de la diaspora et de celui du Sénégal.

Ce n’est pas par l’argent distribué du FAISE pour des raisons électorales et d’achat de conscience des femmes de la diaspora sénégalaise que nombreuses sont celles qui refusent de rembourser, qui fonde une politique publique des migrations ni une gouvernance de promesses non tenues et intenables et des ressources humaines incompétentes que l’on bâtit une politique publique des migrations ni la réussite d’un plan Sénégal émergent pour lequel la diaspora aurait pu grandement prendre sa part d’actrice incontournable.

kisal Senegaal met à défi le Président de la république et son parti APR plus que sectaire, à créer les conditions d’une nouvelle problématique politique de la diaspora et des migrations internationales dans le cadre d’une démarche cogéré du développement du Sénégal et de l’émergence.
Mamadou DEME
sociologue des migrations et du développement local
Président de Kisal Senegaal