Affaire Lamine Diack…C’est trop FACILE !

Hubert Beuve-Méry, (5 janvier 1902 -6 août 1989), journaliste français, fondateur du quotidien Le Monde et du mensuel Le Monde diplomatique, devrait se retourner dans sa tombe. Ce, à cause du traitement que Stéphane Mandard (Journaliste au Monde) et Yann Bouchez (Journaliste au service Sport) ont fait des procès-verbaux des enquêteurs de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) lors de l’audition de Lamine Diack. Vingt-quatre heures, après avoir mis, le Sénégal sens dessus-dessous et impliqué directement son Chef d’Etat, Macky Sall dans une affaire de corruption, ils sont revenus à la charge pour «réécrire» leur papier et présenter leurs excuses à leurs lecteurs (seulement) pour cette « confusion », soutiennent-ils.

Nous avons alors jugé nécessaire de relire à nouveau, le nouvel article pour voir comment ils ont «blanchi» Macky Sall et tous les leaders de l’opposition d’alors face à Abdoulaye Wade, lors de la présidentielle 2012. Mais grande fut notre surprise, quand nous avons retrouvé pratiquement les mêmes lignes.

«Dans ses réponses, il (Lamine Diack) glisse tout de même que l’argent «venait nécessairement du gouvernement» russe et que «oui», les opposants sénégalais ont bien reçu cette aide». Alors, on est tenté encore de se poser la question de savoir dans quel camp était Macky Sall en février et mars 2012. Il était du même camp qu’Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Idrissa Seck, Ibrahima Fall, Cheikh Bamba Dièye, Amsatou Sow Sidibé, Cheikh Tidiane Gadio, Mor Dieng, Djibril Ngom, Diouma Diakhate, Oumar Hassimou Dia et Doudou Ndoye.

Pourtant aucun des 12 opposants n’a été cité par les deux journalistes du Monde, qui ne se sont pas privés d’ajouter la phrase suivante dans leur papier du vendredi et même celui réécrit : «En août 2015, le président sénégalais avait élevé Diack au rang de commandeur de l’ordre national du lion et avait pris sa défense en novembre après sa mise en examen».

Une telle phrase n’a absolument rien à avoir avec les faits. Mais, la volonté manifeste d’impliquer Macky Sall par nos confrères du journal Le Monde est plus que flagrante dans cette insinuation. Nous n’avons pas besoin d’être des académiciens pour décrypter les non-dits, en français.

Pis, les deux confrères, sont allés plus loin dans leur volonté d’éclabousser l’ancien président de l’IAAF. Tout laisse croire qu’ils étaient à la salle lors de l’interrogation de Lamine Diack.

La preuve par l’attaque de l’article : «Les discrets coups de genou et de coude de son avocat, Me Daouda Diop, n’y ont rien fait». Un tel fait relève de ce que nous appelons en journalisme : «l’Observation directe» (comprenez témoin oculaire). Or, ils n’y étaient pas. Les faits leur ont été rapportés. Ils auraient dû se passer de cette précision à défaut de la mettre entre guillemets.

Quid de cet anachronisme notamment entre les élections au Sénégal et le dopage des athlètes russes. S’il pourrait y avoir de rapport entre la Présidentielle de février et mars 2012 et les Législatives de juin de la même année, il est toutefois difficile de créer un lien entre les Municipales de 2009 et les cas de dopage de ces mêmes athlètes. Et pour cause, ce n’est qu’en hiver 2011 qu’il s’est avéré que des athlètes russes se sont dopés.

Voilà autant de manquements, qui devraient pousser l’Etat du Sénégal à plutôt s’en prendre aux journalistes du Monde que certains compatriotes cataloguent de «clean, professionnels, nickel». Certes, des manquements sont aussi notés chez certains confrères qui, non seulement ont pris pour argent comptant ce que Le Monde a écrit, pis, ils se sont même permis de faire des commentaires en porte à faux avec les faits. Cependant, c’est aussi l’occasion de se féliciter du professionnalisme de certains organes.

Pour nous, l’heure devrait être à l’union sacrée face à cette cabale supposée ou réelle contre les hommes d’Etat du Sénégal, son régime et surtout son Chef d’Etat.

2 Comments

  1. Sud quotidien parlez nous de la liste des bénéficiaires
    MACKY y est en bonne place
    Ne le blanchissez pas il ne le sera pas

  2. C’est vrai que Madiambal tente un jeu de l’équilibriste sur une corde raide. Mais je reconnais, aujourd’hui, au texte de Madiambal une petite qualité, relativement par rapport à la centaine de textes que le camp de Macky a déversé dans les médias depuis 4 jours. Je m’explique.
    Pour Madiambal, la stratégie de défense de Lamine Diack, lorsqu’il s’est senti cuit, c’est de transformer son affaire en affaire d’état pour sauver sa peau. En clair, pour Madiambal, quand Diack dit avoir verser de l’argent à l’opposition, c’est faux, qu’il utilise juste une mauvaise stratégie de défense. Le mérite de cette risible gymnastique de Madiambal est que, depuis 4 jours de défiler dans les médias de l’armée de Macky, depuis 4 jours que nous avons vu défiler ministres, députés, directeurs, dames de compagnie, il est le seul à tenter une gymnastique pour isoler le Sénégal de la bombe de Diack. Tous les autres, ministres, députés, directeurs, dames de compagnie et fanatisés n’ont esquissé la moindre phrase pour blanchir le Sénégal, les politiciens sénégalais, l’opposition sénégalaise d’alors, de l’argent sale de Diack. Tous, ils ont répété, à peu près: « Oui de l’argent très sale est entré au Sénégal, distribué par Diack à l’opposition d’alors pouvoir d’aujourd’hui, mais le nom de Macky n’est pas cité ». Et voilà, pour eux, mission accomplie. Ils ont utilisé tout leur vocabulaire, toute leur connaissance, pour défendre Macky (ce qu’ils n’ont pas réussi et qu’ils ne réussiront jamais). Mais aucun d’eux n’a jamais pensé défendre le Sénégal. Sauf Madiambal, bien sûr. Seul Macky Sall intéressent ces gens, mais jamais le Sénégal. Au contraire, pour isoler Macky pour le défendre, ils enfoncent, tous, le Sénégal. Ils reconnaissent tous que de l’argent très sale est entré au Sénégal, que cet argent a été utilisé ici, que cet argent est là, actuellement en circulation, mais que tant pis pour le Sénégal s’ils arrivent à ancrer que le nom de Macky n’est pas cité. Pour cette raison, aujourd’hui, Madiambal a une petite qualité par rapport à tous ces apatrides.

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