Affaire du divorce Birima Mangara : A Maty, je demande pardon !

 

Comme tout fanatique du web, c’est par le canal des sites internet que j’ai appris la terrible nouvelle de votre procédure de divorce avec ton époux, Birima Mangara. Et comme tout curieux, j’ai d’abord écouté le «scoop» livré sur le plateau de mon ami, Ahmeth Aidara, qui avait comme invité un certain Mamadou Ndiaye, directeur de publication de Dakarposte.

Et étant moi même journaliste –avec plus de 15 ans d’expérience- et travaillant maintenant en ligne, j’aimerais au nom de toute la presse te demander pardon. Pardon de n’avoir pas refusé de publier cette calomnie. Pardon d’appartenir à ce corps qui croit qu’au nom de son devoir d’informer, il peut insulter, calomnier et diffamer gratuitement.

Après avoir écouté les «révélations» de Mamadou Ndiaye qu’il dit avoir obtenues après des longues investigations journalistiques, j’ai été sur son site voir l’article en question. Et, je vous l’avoue, chère sœur, j’ai été choqué et meurtri.

Mon dégout, chère Ndèye Maty, n’est pas dû aux graves accusations portées contre ta personne même si elles sont ignobles et innommables. Non. Ce qui m’a choqué, c’est le fait de savoir l’identité de ton accusateur. J’ai été ahuri de savoir que c’est cet individu-là (…) qui a sali la réputation de la mère de famille, de l’épouse que tu es. Je suis d’autant plus révolté que ce sont de jeunes journalistes qui se sont laissés embarquer –parce qu’ils ont cherché la facilité en copiant tout et n’importe quoi sur leur site- dans cette suicidaire mission, de diffusion de fausses nouvelles, de calomnie gratuite et de diffamation, pour laquelle ils ne gagneront que des démêlés judiciaires.

Chère Ndèye Maty, chère sœur,

Nous ne nous connaissons pas. Nous ne nous sommes jamais rencontrés. Et si je prends la peine de t’écrire, c’est que je connais la force de nuisance des personnes à qui tu as affaire. Ce sont des gens sans scrupules, sans éthique, prêts à tout pour détruire ceux que leur ambition et mégalomanie ont mis sur leur route. Ils n’ont pas de conscience professionnelle. Ils ne connaissent que l’argent et la gloire.

Et, chère sœur, j’aimerais -si tu le permets-, te raconter mon expérience de la calomnie, de l’exclusion; une expérience désagréable que tous mes proches connaissent.

Après mon passage à l’Obs, j’ai été, en 2008, coopté dans le staff de Youssou Ndour comme chargé de mission; une fonction non officielle dont lui, seul, et moi connaissons les services rendus. C’est dans ce cadre-là que j’ai été, en Juin 2010, lors du Bercy, chargé de conduire Mme Ndèye Sokhna Mboup, la mère de Youssou pendant ses déplacements à Paris. La veille du Bercy, nous avons passé la soirée chez Marie Ndour, la sœur de Youssou à Montesson. Au retour de cette soirée, j’ai déposé la maman, Ngoné Ndour et son fils Elimane, Binou, -la fille Aby Ndour, Fatou Bintou et Ndèye Seynabou, l’ainée de la fratrie à l’hôtel Campanile de la Porte d’Italie.

C’est au lendemain de cette virée nocturne que Youssou devait se produire dans la salle mythique de Bercy. Et 4 heures avant notre départ pour le stade, j’ai été interpellé par Marie Ndour qui courrait dans tous les sens au moment où je me garais. Elle m’avait déclaré que le sac à main de sa mère, contenant tous ses bijoux, avait été volé dans le hall de l’hôtel. Pris de pitié pour cette mère qui s’était montrée si généreuse avec moi; au point de partager son petit déjeuner et de témoigner à sa sœur, Seynabou Mboup, que j’étais un «garçon honnête et serviable», je ne pouvais ne pas l’aider à enquêter sur l’affaire.

Dans le topo qu’elle m’avait fait, Marie Ndour m’avait déclaré que sa mère avait reçu du monde, des gens de la famille. Et elle aurait, en mon absence, exhibé ses bijoux. C’est certainement ce qui aurait poussé des voleurs, ayant vu le contenu du sac, à le soutirer. Ayant remarqué qu’il y avait des caméras dans le hall, j’ai automatiquement saisi la police et demandé au réceptionniste de l’hôtel de visionner les bandes; puisque les caméras avaient Mme Seynabou Mboup et ses visiteurs dans leur champ de vision.

Chère Ndèye Maty, chère sœur,

Je sais, tu demandes, certainement, pourquoi je te parle de cette histoire qui s’est déroulée à 6000 km de toi? Tu te demandes ce que cette affaire de vol à l’hôtel Campanile a à voir avec ta mésaventure? Soit patiente, elles ont un point commun: être jetée en pâture pour couvrir leur méfait.

Avec les Ndour, je disais –parce que je vais continué mon récit- j’ai visionné le film avec des policiers dépêchés du commissariat de Villejuif. Et nous avons remarqué que c’est Birane Ndour, le fils de Youssou Ndour et actuellement Directeur général de Futur Média, qui s’est approché de sa grand mère. A discuté avec elle. Et a déplacé le sac à main qui était sur la table basse, en face de Ndèye Sokhna Mboup. Et, après quelques minutes à amuser la maman occupée à discuter avec ses petits enfants, une dame a pris le sac et s’est éclipsée.

Automatiquement, j’ai demandé au technicien de l’hôtel de faire un arrêt sur image. Et les policiers qui étaient là ont exigé qu’on leur donne l’identité de la dame. Subitement, comme si je venais de commettre un crime de lèse majesté, Seynabou Ndour m’a crié dessus. «Comment peux tu accuser cette femme de vol? Est ce que tu connais qui elle est? Cette fille n’a besoin de rien, ses parents sont plus riches que Abdoulaye Wade.» (Sic)

Je n’avais accusé personne, les caméras avaient montré une femme sortant du champ de vision avec un sac appartenant à Ndèye Seynabou Mboup. J’avais exigé, comme les policiers, que cette femme soit identifiée et certainement auditionnée. Au lieu de me féliciter, les Ndour m’avaient maudit et taxé de taskatou famille. Parce que la dame que les caméras avaient filmée et que j’ai demandé aux policiers d’identifier, c’était Maguy Chanel. La femme de Birane, celle-là qui est actuellement Mme Mangane.

Comme s’ils s’étaient donnés le mot, ce fut, d’abord, le courtisan Mady Dramé qui m’a insulté -et je peux t’avouer que j’ai failli lui casser la gueule devant tout le monde dans le hall de l’hôtel-, ensuite c’est presque toute la famille Ndour s’y est mise à me calomnier. A laisser croire que je voulais détruire leur famille, que j’aurai envoyé des gens voler la maman…. J’ai plus tard appris que les bijoux volés valaient 13, puis 22, puis 42 millions.

Et quand j’ai évoqué cette question avec Youssou Ndour, il m’a simplement dit: «écoute Babacar tu es mon ami, cette question je ne m’en occupe pas. C’est une affaire de femmes. J’ai commis un avocat qui s’en charge». Et on est passé à autre chose.

Et depuis lors l’histoire n’a jamais été racontée. Dieu devant être le Seul capable de faire la lumière sur cette sordide histoire à moins qu’elle n’ait éclaircie en famille.

Cette campagne de calomnie a été si méchante que ma propre cousine, Nialing Dramé, qui est la femme de l’inspecteur de police, Fansou Kouyaté, le frère de Makhtar Kouyaté, le défunt époux de Ngoné Ndour, aurait déclaré ne pas me connaître et n’avoir aucun lien de parenté avec moi. Et depuis lors j’ai perdu ma sœur préférée, mon orgueil m’empêchant de m’approcher d’elle; malgré qu’elle m’ait juré ne m’avoir jamais renié et n’avoir jamais été informée de cette sordide histoire.

Voilà madame l’histoire que je voulais te faire connaître. Voilà chère sœur mon expérience de la calomnie et de la médisance. Mais, contrairement à toi, personne n’a jamais osé médiatiser cette affaire et m’accuser, ouvertement, de quoi que ce soit; parce qu’ils savent que je ne suis pas un manchot et que j’ai la vérité avec moi. Et n’hésiterai pas à la rendre publique puisque j’ai consigné les moindres détails de cette affaire.

En ce qui concerne l’auteur des articles t’incriminant, ma sœur, je te demande simplement de ne pas lui prêter attention. Parce que si c’est le même Mamadou Ndiaye qui était à l’Office, à Lissa magazine qui a sorti cette ignominie sur toi, il n’est pas crédible. Il ne l’a jamais été. Un simple tour sur Google t’aurait permis de savoir qui est l’énergumène qui se targue d’être ce journaliste qui a osé, je ne sais pour quel dessin et pour le compte de qui, porter une aussi lourde accusation contre ta personne. Il suffit juste d’associer son nom à celui Me Aïssatou Guèye Diagne pour te faire une religion.

Une chose est sûre et je peux te le certifier: aucun journaliste sérieux, qui a des valeurs n’aurait jamais écrit autant de bassesse sur une femme mariée, une mère de famille doublée d’une Hadja. Et je peux t’assurer que devant aucun tribunal l’auteur de ces écrits sataniques ne pourra prouver les graves accusations qu’il a portées contre toi.

Parce que dans un Etat de droit, il n’y a que l’huissier de justice qui est habilité à constater l’adultère. Aucun détective privé encore moins un journaleux ne peux apporter la moindre preuve recevable de l’adultère d’une personne devant des juges.

Babacar Touré

Journaliste écrivain

kimikikikoo@gmail.com

Source : Kewoulo.info

1 Comment

  1. Je pense que les jeunes journalistes ont copiés leurs aînés. La presse sénégalaise est une presse alimentaire par excellence et tradition. Ici, médias = médisances.

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