Abdou Ngom condamné à 13 ans de travaux forcés…Il a égorgé sa victime

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel a condamné avant-hier, jeudi 23 juillet le nommé Abdou Ngom à 13 ans de travaux forcés. Il a été reconnu coupable d’avoir attenté à la vie d’Oumar Thiao, le 05 septembre 2011 à Mbacké Barry, lors d’une bagarre. La deuxième affaire a été renvoyée à la prochaine session de la Chambre criminelle après l’expertise psychiatre du prévenu, en l’occurrence Lamine Dieng, accusé d’avoir mis fin à la vie de Serigne Mbacké Faye.

A la barre de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Dioubel, le mis en cause Abdou Ngom a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Le 05 septembre 2011, les éléments du Commissariat urbain de Mbacké avaient été informés d’une bagarre ayant éclaté entre les talibés de Serigne Khadim Mbacké à son domicile à Mbacké Barry. Au cour de cette altercation, tous les protagonistes avaient été blessés par une arme blanche et ils avaient été évacués au centre hospitalier de Mbacké.

Arrivés dans cette structure, les policiers avaient appris le décès de l’un des belligérants, en l’occurrence le nommé Oumar Thiao, des suites de ses blessures. Et le certificat de genre de mort établi par le Dr Mamadou Diongue soutenait que le décès est du à une hémorragie interne et externe faisant suite à une plaie de pénétrance par une arme blanche de 3,5 cm de profondeur avec un trajet de haut en bas. Interpellé par les policiers enquêteurs, Abdou Ngom avait reconnu avoir attenté à la vie de son condisciple.

A la barre du tribunal, le mis en cause a réitéré sa déclaration. «J’ai cherché à me venger lorsque Oumar Thiao m’a administré un couteau prés de mon oreille. Je l’ai poursuivi jusqu’à le coincer prés d’un mur pour l’assommer un coup de couteau». La défense, assurée par Me Assane Dioma Ndiaye, a soulevée l’exception de nullité en se basant sur l’article 101 alinéas 1 et 4 qui stipulent que la présence d’un avocat est obligatoire en matière criminelle lors de son premier interrogatoire.

Le Procureur de la République, dans son réquisitoire, a souligné que les faits sont constants et que le tribunal a tous les arguments, toutes les preuves pour condamner le prévenu. Il avait auparavant demandé au tribunal de rejeter les exceptions de nullité soulevées par la défense. Il avait demandé de ne pas accorder du crédit aux allégations de la défense faisant allusion à une quelconque démence du prévenu, une démence que la défense n’a pas pu prouver. Il a requis alors la perpétuité contre Abdou Ngom. Finalement le tribunal a condamné le prévenu à 13 de travaux forcés.