ABC sur la libération des journalistes : « On aurait pu l’économie d’une telle procédure, mais ainsi va la vie »

La libération des deux directeurs de publication des journaux L’Observateur et Le Quotidien et d’un grand reporter du groupe Futurs médias a apporté une bouffée d’air dans les poumons des confrères, des parents mais aussi des avocats. Ces derniers qui s’étaient mobilisés, pour défendre les intérêts de ce trio que sont respectivement Alioune Badara Fall, Mohamed Gueye et Mamadou Seck, se sont réjouis de la liberté accordée à leurs clients mais en ont profité aussi pour regretter le traitement qui a été réservé à ces journalistes.
Parlant au nom de ses confrères, après la libération des trois mis en cause, Me Alioune Badara Cissé a d’abord félicité les avocats pour tout le travail qu’ils ont abattu pour obtenir ce résultat. «Je tire mon chapeau à mes jeunes confrères qui sans désemparer, tout au long de cette procédure, derrière l’aîné, notre ancien Ciré Clédor Ly n’en ont ménagé aucun effort, en droit, en accompagnement, en humanisme pour que des mains de la justice, soient ôtés les journalistes, nos clients». Mais, il en a profité pour exprimer des regrets.«Nous pensons qu’on aurait pu faire l’économie d’une telle procédure, mais ainsi va la vie. Nous leur avons longuement parlé, pendant qu’ils étaient en garde à vue, pendant qu’ils faisaient des allers et retours incessants entre le tribunal et le commissariat central sur le sceau du retour de parquet. Je pense qu’ils causeront plus tard avec leurs collègues journalistes, la pleine mesure de leur sacerdoce, sans jamais nuire à deux choses : à leurs sources mais également à la liberté de la presse. La défense en mon nom vous remercie d’avoir fait preuve d’énorme solidarité, d’avoir été là du matin au soir tous les jours qu’aura duré leur sacerdoce. Vous avez partagé des peines et souffrances», a indiqué Me Cissé.