Un lieutenant d’une milice centrafricaine abattu par l’armée camerounaise

Le ministère camerounais de la Défense a indiqué mercredi qu’un lieutenant de la Séléka, un mouvement rebelle en Centrafrique, a été abattu à la frontière entre les deux pays, au terme d’un accrochage avec des éléments de cette rébellion.

Les heurts se sont déroulés dans la localité de Ngaoui, à l’Est du pays, un arrondissement situé à la frontière avec la République Centrafricaine lorsque le nommé Hassane Bouba a été abattu par des éléments du Bataillon d’intervention motorisée (BIM).

D’après les mêmes sources, «les éléments du 31e BIM patrouillent le long du fleuve Ngou, sis dans l’Arrondissement de Ngaoui qui sépare la République centrafricaine du Cameroun. Soudain, un coup de feu retentit. La réplique est immédiate.

Après quelques minutes d’échanges de tirs bien nourris, Hassane Bouba, né en 1981 à Bangui en RCA, est abattu ». Sur lui, les éléments du 31e BIM récupèrent une arme AK 47, un chargeur, 20 munitions, plusieurs téléphones et des couteaux.

Après une fouille minutieuse, l’on découvrira que ce dernier était un lieutenant du groupe rebelle centrafricain Séléka puisque «sa carte d’identification de membre de la Séléka, délivrée le 18 avril 2013 par le général Nourdine Adam indique qu’il appartenait à la section CIM», précise le communiqué.

A en croire une source militaire, Hassane Bouba était à la tête de plusieurs éléments dont certains ont été arrêtés tandis que d’autres ont pu s’enfuir.

Pourtant lui comme certains autres éléments de la Séléka vivaient dans le camp des réfugiés de Borgop (Est), où il avait réussi à se faire recenser comme un réfugié.