Un juge lance des mandats d’arrêts contre des responsables du football Africain

Le juge d’instructions au Tribunal de Porto-Novo, Issoudine brahim, a émis plusieurs mandats d’arrêt contre notamment le président de la Fédération béninoise de football (FBF), Anjorin Mouchafou, et le président du Comité de normalisation (CONOR), Rafiou Guy-Charles Paraïso, au motif qu’ils n’ont pas respecté l’ordonnance portant suspension de la tenue du congrès électif du bureau exécutif de ladite instance.
Lancés depuis lundi, les mandats d’arrêt concernent également Augustin Sydi Diallo et Constant Omary, les délégués de la FIFA et de la CAF qui avaient supervisé le 10 juin dernier les travaux de l’assemblée générale élective du bureau exécutif de la fédération.

Selon le juge, 20 clubs de football béninois ont, dans une requête, dénoncé le processus de renouvellement du bureau exécutif de la fédération et réfuté la tenue du congrès.

Malgré une ordonnance signifiée dans ce sens au CONOR ainsi qu’aux ministres de l’Intérieur, de la Défense et des Sports, le congrès a eu lieu et a même débouché sur l’élection de Anjorin Moucharafou, un ancien président contesté au sein de la famille béninoise du football.

Convoqués sur ces entrefaites le 7 juin dernier au Tribunal de première instance de Porto-Novo pour répondre des faits de rébellion à décision de justice, faux et usage de faux, les 15 membres de la Fédération béninoise de football et les 4 membres du Comité de normalisation (Conor) s’étaient fait représenter par leurs avocats lesquels n’ont pas été reçus par le juge.

Le 13 juin dernier, l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) avait au cours de son assemblée générale dénoncé la violation des décisions de justice.