Simone Gbagbo : « Mon mari m’aurait giflée si je lui avait demandé de quitter le pouvoir »

Au troisième jour de son procès pour « crimes contre l’humanité », l’ex première dame de la Cote d’Ivoire Simone Gbagbo a assuré que s’il demandait à son mari de quitter le pouvoir, après sa défaite électorale de 2010, il l’aurait giflée.

A la question du juge Bouakhi Kouadio « pourquoi n’avez-vous pas demandé à votre mari d’abandonner le pouvoir? », l’accusée a répondu que »C’est lui ( Laurent Gbagbo) le vainqueur, il m’aurait giflée si je lui faisais la suggestion ».

La cour d’assises d’Abidjan juge depuis mardi l’épouse de l’ex-président Gbagbo, âgée de 66 ans, pour « crimes contre l’humanité, crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre les populations civiles » commis lors de la crise post électorale de 2010-2011.

Mme Gbagbo comparaît alors qu’elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », prononcée l’an dernier.