Russie : la « nounou sanguinaire » dit avoir décapité la fillette sur ordre d’Allah

Démente ou terroriste ? Un juge a placé en détention provisoire la nounou arrêtée lundi en pleine rue à Moscou avec à la main la tête d’une enfant qu’elle avait décapité un peu plus tôt. Lors de l’audience, elle a déclaré à la presse avoir agi sur ordre d’Allah avant de tenir des propos incohérents.
La « nounou sanguinaire ». C’est le nom donné aux médias russes à la femme accusée d’avoir décapité en début de semaine la fillette dont elle avait la charge avant de brandir sa tête dans les rues de Moscou. Goultchekhra Bobokoulova, a tenu des propos incohérents devant le juge aujourd’hui tout en invoquant Allah et la fin du monde.
« C’est la fin du monde »
Dès son arrivée à l’audience, cette citoyenne ouzbèke de 38 ans s’est adressée aux journalistes en disant qu’elle a agi ainsi sur ordre d’Allah. Elle a multiplié les propos décousus avant l’audience, en déclarant « qu’Allah envoie le second prophète pour donner des nouvelles de la paix, bonjour tout le monde ». « J’ai faim, je vais mourir dans une semaine, c’est la fin du monde, on m’a interdit de manger. Salut tout le monde », a-t-elle conclu en saluant la presse.

Le juge a rapidement ordonné son placement en détention provisoire jusqu’au 29 avril.

Les enquêteurs cherchent désormais à savoir si elle a agi seule. « A ce jour, il n’a pas été établi (l’existence) de complices présumés ou que des personnes l’aient poussée à commettre ce crime », selon la police. Goultchekhra Bobokoulova a passé une série d’examens psychiatriques. Il n’est pas exclu qu’elle ait agi « sous l’empire de psychotropes ou drogues », ont déclaré les experts.
Rappel des faits
La capitale russe a été le théâtre lundi matin d’une scène qui dépasse l’entendement. Une femme a été appréhendée par les forces de l’ordre alors qu’elle tenait, dans sa main, la tête décapitée d’un enfant. La petite fille serait âgée de quatre ans. Son corps décapité a été découvert dans un appartement en proie aux flammes. « La nounou, originaire d’un pays d’Asie centrale, née en 1977, a tué l’enfant (…) avant d’incendier l’appartement et de s’enfuir », avaient expliqué les enquêteurs dans un communiqué.