Présidentielle: dans l’expectative, les Gabonais prennent leur mal en patience

C’est une longue nuit d’attente que viennent de traverser les Gabonais entre mardi et mercredi 31 août. Les électeurs ont guetté à la radio et sur Internet d’éventuels résultats relatifs à la présidentielle de samedi dernier, les yeux rivés sur les travaux de la Commission électorale, cherchant des explications sur les retards accumulés. La twittosphère a résonné tout au long de la nuit de messages d’indignation et de plaisanteries. La population, elle, avait déjà commencé à faire des provisions. Au cas où.

Ils ont attendu les résultats jusqu’au bout de la nuit. Et ponctué l’attente de commentaires amusés ou énervés sur la Toile. « Cette #Cenap est en train de ruser avec les nerfs des #Gabonais », s’emporte une internaute sur Twitter.

« On dirait #Barca vs #RealMadrid », écrit un homme posté devant son écran au milieu de la nuit. « Quel suspense, poursuit-il, personne ne dort. »

A plusieurs reprises, le même étonnement : pourquoi un processus si long ? « Pour 600 000 Gabonais, il faut cinq jours, s’amuse un blogueur. Au #Nigeria il va falloir 500 jours pour proclamer les résultats des élections. »

Au fil des heures, les plaisanteries fusent sur les compétences en calcul des membres de la Commission électorale. Certains plus graves, craignent que les retards puissent être liés à des manipulations de chiffres.

2h15 du matin, un internaute pianotte quelques mots énervés. L’attente est loin d’être terminée. « Si le peuple retenait vraiment son souffle, dit son tweet, il serait déjà mort d’étouffement pour des résultats qui n’arrivent pas ! »