Plus de 3% du Pib agricole en Afrique est perdu annuellement

Le Secrétaire  comité permanent Inter-états de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (cilss), Djimé Adoum a fait état, ce mardi, à Dakar des perturbations climatiques qui accentuent  la sécheresse et  la pauvreté en Afrique de l’Ouest depuis la fin des années 70. « Ces perturbations climatiques ont principalement affecté les systèmes en Afrique avec pour conséquence majeure la réduction de la capacité productive de nos systèmes agro-écologique pour un développement durable » a indiqué M. Adoum   lors de la cérémonie d’ouverture de la   première conférence sur  la grande muraille verte. Organisé par l’Initiative sur la  Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (Igmvss),  cette conférence qui est une   première porte sur le thème : Restaurer les paysages africains : La Voie à Suivre.  «Au plan  socio-économique, la dégradation des terres constitue un obstacle  important à  la croissance économique de la région, dont  l’économie repose sur le secteur agricole qui  fournit plus de 40% pour certains pays » a renseigné  Djimé Adoum. Mais malheureusement, a-t-il déploré,  plus de 3% du Pib agricole en Afrique est perdu annuellement suite à  la dégradation des terres.  Pour le secrétaire général du Cilsss  «Cette dégradation des terres est aussi à l’origine  des  mouvements multiples des populations fuyant les zones desséchées, mais aussi de multiples conflits liés à  la terre et  à son accaparement».  Car, a-t-il encore fait savoir lors de cette conférence  « dans ce contexte de pauvreté récurrente qui sévit dans la zone, les populations dont le taux moyen de croissance est de 2,7% par an, sont obligés d’étendre leurs superficie cultivables quelques fois sur des terres marginales, mais également d’exploiter ces terres avec peu ou sans aménagement adéquat ni apport d’intrants, accentuant ainsi leurs dégradation»