Nigeria: La collégienne de Chibok retrouvée confirme la mort de six de ses camarades enlevées

Amina Ali, la collégienne de Chibok retrouvée dans la forêt de Sambisa par l’armée, a confirmé mercredi que six des 219 collégiennes enlevées en avril 2014 par la secte Boko Haram sont mortes et que les autres filles sont en vie.
Selon Amina, les filles du collège qui ont été enlevées précisément le 14 avril 2014 sont en détention protective dans la forêt de Sambisa.

Amina a été retrouvée alors que les troupes de la 7ème Division des opérations nigérianes de déminage et de sauvetage militaires spéciales, autrement connue sous le nom l’Opération Crackdown, effectuaient une opération de ratissage mardi dans le camp de Boko Haram de Njimia situé dans la forêt de Sambisa.

Elle a été trouvée près de la lisière de la grande forêt, près de la frontière du pays avec le Cameroun.
La jeune fille a dit s’être échappée lors d’une mission de ramassage du bois de chauffage pour préparer le repas pour l’un des chefs de Boko Haram qui les détient.

C’est le colonel Sani Usman Kukasheka, directeur par intérim des Relations publiques de l’Armée qui a, dans un communiqué, confirmé que parmi les personnes secourues par les troupes à Baale, près de Damboa, figure l’une des collégiennes de Chibok enlevées.

Il a indiqué que «Mlle Amina Ali a été retrouvée avec un terroriste présumé de Book Haram, Mohammed Hayatu qui prétend être son mari».

«Ils ont été amenés au siège de la 25 Task Force Brigade à Damboa, à environ 14h30 aujourd’hui (mardi) et l’enquête préliminaire montre qu’elle est en effet l’une des collégiennes enlevées par des terroristes de Boko Haram, le 14 avril 2014, à Chibok et son nom est Amina Ali et non Falmata Mbalala qui a été précédemment donné», a précisé le colonel.

Il a ajouté qu’Amina est une mère qui allaite une petite fille de quatre mois appelée Safiya, soulignant que la mère allaitante et le terroriste présumé de Boko Haram ont été amenés à Maiduguri pour d’autres assistantes médicales et dépistages après qu’elle a été amenée à Chibok, où elle a été identifiée par ses parents.

Amina a dit aux responsables communautaires que «toutes les filles sont dans la forêt de Sambisa, mais six d’entre elles sont mortes».