Mugabe accuse les firmes étrangères de voler les diamants du Zimbabwe

Le président Robert Mugabe du Zimbabwe a asséné un violent coup aux entreprises minières étrangères qu’il accuse de voler de grosses quantités de diamants de son pays, rendant ainsi les Zimbabwéens de plus en plus pauvres.

S’exprimant jeudi à la télévision d’Etat, Mugabe qui dirige le pays depuis son indépendance en 1980 a cloué au pilori les entreprises étrangères qui saignent le pays à blanc, à travers la contrebande de
quantités inestimables de richesses, au détriment de ses citoyens.

Mugabe qui est actuellement âgé de 92 ans, a déclaré que son pays n’a rien reçu de substantiel à partir de la richesse générée par l’industrie du diamant, ajoutant que le Zimbabwe n’avait obtenu que
deux milliards de dollars, sur des revenus provenant du secteur et estimés à près de 15 milliards de dollars.

Il a également critiqué les Zimbabwéens qui jouent un rôle actif dans l’escroquerie et la contrebande de ces richesses du sous-sol.

“En conséquence, ceux qui devraient être nos yeux et nos oreilles n’ont pas été en mesure de voir ou d’entendre ce qui se passait”, a-t-il ajouté.

La déclaration de M. Mugabe intervient un mois après que son gouvernement a annoncé qu’il prenait le contrôle des mines de diamants dans le pays.

Une loi rend obligatoire pour les entreprises étrangères d’abandonner la moitié de leur propriétés dans les mines du pays aux entreprises locales.

Mugabe a balayé d’un revers de la main les craintes qu’une telle décision puisse amener la Chine, un acteur clé dans l’industrie à reconsidérer ses relations avec le Zimbabwe.

En 2014, le Zimbabwe occupait la huitième place dans le cercle des principales nations exportatrices de diamants au monde.