Mandat d’arrêt contre Soro Guillaume…Le président du Burkina Faso dit ne pas être saisi de l’affaire

Le Président burkinabé Roch Kaboré a déclaré, dimanche, ‘’entendre privilégier la voie diplomatique’’ dans le cadre de l’affaire des écoutes téléphoniques qui vaut au président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, un mandat d’arrêt international de la justice militaire burkinabé, estimant qu’il n’a pas été ‘’saisi de ce mandat’’.
‘’En tant que Président du Faso, je n’ai pas été saisi de ce mandat d’arrêt (…) J’ai appris comme tout citoyen qu’il y avait un mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire », a déclaré le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors d’un point de presse donné dimanche, à Bobo-Dioulasso, en marge de la clôture de la Semaine nationale de la culture (SNC).

Selon M. Kaboré, ‘’il aurait été bon dans le cadre de la coopération entre les institutions que nous soyons au moins informés avant que ces actes ne puissent être posés », ajoutant que ‘’même si nous devons faire la bagarre avec la Côte d’Ivoire, nous serons tous les deux perdants (…). Nous devons privilégier la voie diplomatique ».

Retransmise en direct sur les antennes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), la rencontre avec les journalistes a permis au président Kaboré de revenir sur les grandes actions de son gouvernement depuis son investiture, le 29 décembre 2015 et sur la gestion de la Transition.

A ce sujet, il a émis le vœu que l’ex-Premier ministre de la Transition, Issac Yacouba Zida retrouve son pays, le Burkina Faso.

‘’Quelqu’un qui assume de hautes responsabilités de l’Etat doit s’assumer et faire face à ses responsabilités (…) Il doit voir la nécessité lui-même de rentrer d’ici avril pour pouvoir lever le voile de nuages qui plane sur sa gestion et sur les différents points qui ont été évoqué », a-t-il dit aux journalistes.

Relevant que la permission de M. Zida a expiré depuis le 19 mars dernier, ‘’il n’est pas encore rentré. En tout état de cause, il n’a pas de choix que de rentrer. (…) Nous n’avons pas besoin de lui donner des injonctions pour cela », a prévenu le président Kaboré.