L’opposition guinéenne se tourne vers les tribunaux pour avoir des quotas dans les démembrements de la CENI

L’opposition guinéenne a décidé de recourir aux tribunaux pour obtenir l’octroi de quotas dans les démembrements de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dans la perspective des élections locales prévues en octobre 2016.

Ce jeudi, au cours d’une plénière au siège du parti de l’Union des forces du changement (UFC) dans la banlieue de Conakry, l’opposition a relevé des couacs dans l’octroi des quotas au niveau des démembrements de la Ceni dans les 38 circonscriptions électorales.

Ces circonscriptions sont constituées des 33 préfectures de l’intérieur du pays et des 5 communes de Conakry.

Sur ces 38 circonscriptions, le véritable problème se poserait surtout au niveau de 10 démembrements où l’Union des forces républicaines (UFR), un parti allié de la majorité présidentielle, est venu disputer le nombre de sièges de représentants à l’opposition, une coalition dont elle n’est plus membre depuis la publication des résultats de la présidentielle du 11 octobre 2015.

Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition, a expliqué jeudi à la presse qu’‘’il y a 10 démembrements de la Ceni dans lesquels nous avons des représentants qui ont déjà prêté serment et qui ont bénéficié d’une formation. Dans ces circonscriptions, les démembrements sont composés de certains représentants de l’UFR, sur le quota de l’opposition. »

Il trouve « anormale » cette situation objet du recours en annulation, plaidant pour la reprise de la composition des démembrements.

En plus des 10 démembrements, 14 autres ne sont pas encore installés.