Limogeage de 31 magistrats en Egypte pour appui aux Frères musulmans

Un conseil disciplinaire en Egypte a admis à la retraite anticipée 31 magistrats reconnus coupables, par décision judiciaire, de pratiquer la politique et de soutenir la confrérie des Frères musulmans, bannie dans le pays, a-t-on appris de sources concordantes au Caire. Le conseil de discipline et de prérogatives avait rendu un jugement portant licenciement de ces magistrats qui ont alors introduit un recours. Mais le Conseil supérieur de discipline pour les magistrats a rendu un verdict définitif soutenant l’accord de la retraite anticipée aux intéressés.

Dans leur recours, les magistrats ont affirmé qu’ils n’ont pas violé la loi et qu’ils ont été persécutés pour avoir pris des positions politiques en dépit du fait que la Constitution leur garantit la liberté de pensée et d’expression. Le jugement en question a acquitté 23 autres magistrats dans la même affaire.

Ces développements interviennent une semaine environ après une décision du Conseil supérieur de la magistrature de licencier 15 autres magistrats ayant signé une pétition de soutien à l’ex président islamiste Mohamed Morsi.

Ce conseil est un organe judiciaire compétent pour la gestion de toutes les questions relatives à la justice en Egypte.