L’ex-PM Zida et son épouse renoncent à des terrains acquis lors de la Transition au Burkina

L’ex-Premier ministre burkinabè Yacouba Isaac Zida et son épouse Rehanata Stéphanie Kaboré, ont décidé de renoncer à des terrains acquis lors de la période de Transition au Burkina Faso, révèle le récent conseil des ministres tenu vendredi à Ouagadougou.

Selon le compte rendu de la réunion gouvernementale dont APA a reçu copie samedi, c’est le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat qui a fait, lors du conseil des ministres, une communication relative à deux correspondances à ce sujet.

L’une des correspondances, note le conseil des ministres, émane de ‘’l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida, notifiant le renoncement de la +fondation ZIDA pour le Burkindi+, au terrain à usage communautaire sis à Ouaga 2000 et l’autre, de son épouse, Rehanata Stéphanie Kaboré, notifiant son renoncement d’un terrain à usage d’habitation, préalablement acquis dans la même zone ».

‘’Le gouvernement prend acte de ce renoncement, mais par souci de transparence, commet l’ASCE-LC (Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption, Ndlr) de d’auditer les attributions de parcelles dans toute la zone de Ouaga 2000 », peut-on lire dans le compte rendu du Conseil des ministres.

Courant février 2016, des journaux burkinabè avaient publié l’information selon laquelle, l’ex-PM de la Tansition, Yacouba Isaac Zida avait acquis, durant la période transitoire (novembre 2014-décembre 2015), un terrain de 18 993 m2, à Ouaga 2000, l’un des quartiers les plus huppés de la capitale burkinabè.

Ce qui avait davantage choqué l’opinion publique est que les journaux avaient renseigné que Isaac Zida avait acquis ce terrain et un autre pour son épouse, ‘’dans des conditions irrégulières ».

En effet, les journaux avaient écrit que l’ex-chef du gouvernement avait influencé la société en charge de la question afin d’obtenir lesdits terrains à 8 000 FCFA/m2 au lieu de 40 000 FCFA/m2, soit au 1/5 du coût normal.

L’affaire avait défrayé la chronique et continue de susciter des commentaires et des indignations à Ouagadougou.