Bankia bank's former President Rodrigo Rato leaves the funeral of Emilio Botin at Santander cathedral, northern Spain September 13, 2014. Botin, patriarch of one of Europe's top corporate dynasties who died on Tuesday at 79, was credited with turning Santander from a local Spanish lender into one of the world's biggest banks and helping to drive Spain's remarkable economic growth of the 1990s. REUTERS/Vincent West (SPAIN - Tags: BUSINESS HEADSHOT OBITUARY)

Le fisc espagnol accuse l’ex-patron du Fonds monétaire international (FMI) Rodrigo Rato d’une fraude fiscale de 6,8 millions d’euros entre 2004 et 2015, dans un rapport consulté mercredi par l’AFP.

Ces accusations contre le directeur du FMI, qui a occupé le poste de 2004 à 2007, s’ajoutent à ses autres ennuis judiciaires. Rodrigo Rato attend actuellement son jugement dans une vaste affaire de détournements de fonds lors de son passage à la présidence de la banque Bankia, entre 2010 et 2012. Il risque plusieurs années de prison.

M. Rato, ministre de l’Economie de 1996 à 2004, a omis de déclarer « un peu plus de 14 millions d’euros de revenus, de 2004 à 2015 inclus », écrivent les auteurs de ce rapport de l’Office national de lutte contre la fraude (ONIF), rattaché au fisc, dévoilé mercredi par le quotidien El Pais.

Le document, fruit de deux ans d’enquête, a été remis fin janvier à un juge madrilène.

La non-déclaration de ces revenus a abouti à un manque à gagner pour le fisc de plus de 120.000 euros chaque année, à l’exception de 2005, soit un total de 6,8 millions d’euros, selon le rapport. Le montant descend à 5,4 millions d’euros quand on exclut les années pour lesquelles les faits sont prescrits, avant 2009.

M. Rato a déclaré à El Pais qu’il contesterait ce rapport qui selon lui « contient des données fausses ».

7sur7.be

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