Le sort de Hissène Habré est scellé…Il est condamné avant l’heure

Le 16 mai, Jacqueline Moudeïna, membre du pool d’avocats de la partie civile, adresse un courriel à Gustave Kam, le président de la Cour d’assises des Chambres africaines extraordinaires chargé de juger l’ancien Président tchadien Hissène Habré.

Elle demande des « clarifications » quant à la suite de la procédure. Précisément, dans le cas où le tribunal prononce une « condamnation », « si la procédure de réparation devait être reportée en cas d’appel d’une des parties ».

Selon Le Témoin de ce samedi qui donne l’information, non seulement le président Kam a répondu au mail en question, alors que « les questions (abordées ont été) largement évoquées lors de la conférence de mise en état organisée en décembre 2015 à l’attention de toutes les parties », mais, « plus grave », il a parlé d’une « éventuelle condamnation » de Habré sans équilibrer avec un « éventuel acquittement ». « Un lapsus ou une omission qui montre bien que le sort de l’ancien président de la République du Tchad est scellé depuis longtemps », note Le Témoin.

Les avocats de la défense, mis en copie par le président de la Cour, ont fustigé la démarche de leur consœur et la violation de son obligation de réserve par Gustave Kam. Ce, « à moins de 15 jours de la date fixée pour le délibéré », lundi 30 mai. Dans deux jours.