Le Mozambique face à une très grave sècheresse

Le ministre mozambicain de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire, Jose Pacheco, a déclaré que son pays continuerait à importer du blé afin de répondre aux besoins actuels et contenir la grave sécheresse qui sévit dans sa région australe.
S’exprimant mardi, M. Pacheco a indiqué que le blé accusait un déficit dans sa production, ce qui met davantage de pression sur la balance des importations de produits alimentaires.

Il a fait cette annonce mardi soir, lors d’une conférence de presse sanctionnant sa visite de travail de trois jours dans le sud de la province de Gaza.

“Encore une fois, le pays continuera également d’importer des produits tels que le riz et le soja, entre autres, et nous dépensons 400 millions de dollars chaque année pour les importations de produits alimentaires, un indicateur qui, si l’on augmente la productivité agricole, nous permettra d’inverser ce scénario”, a-t-il dit.

Les organismes des Nations Unies, les agences internationales d’aide et les gouvernements ont déclaré que les sécheresses et les inondations déclenchées par l’un des événements météorologiques les plus puissants d’El Nino jamais enregistrées, ont exposé près de 100 millions de personnes en Afrique australe, en Asie et en Amérique latine à des pénuries de nourriture et d’eau et les ont rendues vulnérables aux maladies comme le virus Zika.

De nouveaux chiffres du Programme alimentaire mondial (PAM) indiquent que 40 millions de personnes dans les zones rurales et 9 millions dans les centres urbains et qui vivent dans les régions touchées par la sécheresse au Zimbabwe, au Mozambique, en Afrique du Sud, en Zambie, au Malawi et au Swaziland auront besoin d’une aide alimentaire pour la prochaine année.