Le Kenya accusé de procéder à des exécutions extrajudiciaires

Dans un rapport publié mercredi, l’organisation Human Rights Watch accuse les forces de sécurité du Kenya de se livrer, sous couvert de la lutte contre le terrorisme, à des enlèvements et des exécutions en dehors de toute procédure judiciaire.

Les forces de sécurité du Kenya se livrent à des enlèvements et des exécutions extrajudiciaires contre des personnes soupçonnées d’avoir des liens avec des extrémistes islamistes shebab, accuse Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié mercredi 20 juillet.

L’organisation de défense des droits de l’Homme s’est penchée sur 34 cas de « disparitions forcées » et onze « exécutions extrajudiciaires » présumées qui se sont déroulées ces deux dernières années dans le cadre d’opérations antiterroristes menées dans les comtés de Garissa, Mandera et Wajir, où la population est majoritairement d’ethnie somali.

« Les gens dans le nord-est du Kenya méritent d’être protégés contre les attaques des Shebab, pas de subir de mauvais traitements de la part des autorités », estime le directeur exécutif de HRW, Ken Roth, pour qui les cas révélés par son organisation ne sont que « le sommet de l’iceberg »