Le Burkina Faso veut mobilier 10 000 milliards de FCFA

Le gouvernement du Burkina Faso (photo président Kaboré du Burkina) organisera une table ronde avec les partenaires techniques et financiers au mois de juin prochain à Paris.
L’objectif de cette rencontre est de mobiliser 10.000 milliards de francs CFA en vue de mettre en œuvre son Programme National de Développement et Economique et Social (PNDES).
Cette révélation a été faite ce week-end par Mme Rosine Coulibaly, ministre de l’économie, des finances et du développement du Faso, au cours d’une conférence de presse des ministres de la région Afrique Subsaharienne organisée en marge des assemblées générales de printemps du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM), qui se sont déroulées à Washington du 13 au 17 avril.
Ce programme basé sur la «Vision Burkina 2025» repose sur trois (3) piliers: «une croissance inclusive ancrée dans la sphère de la pauvreté, avec l’urgence de réduction du taux de prévalence d’un phénomène qui touche 40% de la population.
Une meilleure gouvernance par plus de transparence dans la gestion des publiques, la lutte contre la corruption et l’application du principe de reddition des comptes.
Un développement centré sur les hommes et les femmes par la mise à niveau des services sociaux de base : santé, éducation, accès à l’eau potable et à l’électricité ».
En annonçant cette nouvelle Mme Coulibaly a appelé à la mobilisation de la communauté des bailleurs pour faire profiter à son pays «le dividende démographique, dans une Afrique traînant un énorme déficit dans ce domaine».
Elle fait ainsi allusion à l’élection présidentielle «démocratique, libre et transparente » de novembre 2016, qui a permis l’arrivée aux commandes de Roc Mark Christian Kaboré.
Par ailleurs, au cours de la même rencontre la ministre de l’économie, des finances et du développement du Burkina Faso a parlé de «la résilience» de son pays, qui a affiché un taux de croissance de 4% en 2014 et 2015, avec des perspectives de croissances de plus de 6% en 2016, sur la base des chiffres communiqués par le FMI.
Une «résilience» malgré plusieurs soubresauts au plan politique, sécuritaire et économique (baisse des cours internationaux de matières premières). Le Burkina Faso exporte le coton et l’or. La rencontre de Paris ouvrira également un dialogue avec les partenaires au développement sur les différents axes du PNDES.