L’ACNOA déplore l’accentuation du changement de nationalités des athlètes africains

Le président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), l’Intendant-Général Lassana Palenfo, déplore l’accentuation du changement de nationalités des athlètes africains, un fait qui a négativement impacté sur les résultats

du continent aux 31èmes Jeux olympiques tenus du 5 au 21 août dernier à Rio de Janeiro, au Brésil.

«On a noté à Rio que plusieurs athlètes originaires d’Afrique continuent de défendre les couleurs d’autres nations. Le phénomène est hélas en nette croissance au lieu de régresser. L’Afrique est un important vivier de sportifs. Seulement, ceux-ci, au lieu de compétir pour leurs pays, prennent des nationalités étrangères et vont glaner des médailles pour ces Etats. Il faut le déplorer », a-t-il stigmatisé dans un entretien sur le site officiel de l’organisation faîtière de l’olympisme africain. Dans la métropole brésilienne, de nombreux athlètes africains ayant changé de nationalités ont remporté des médailles pour le compte de leurs nouvelles patries. «A Rio, nous en avons encore souffert de voir nos athlètes d’hier vaincre et que leurs médailles soient attribuées à des pays d’autres continents», se désole-t-il. Pour remédier à cette situation, M. Palenfo estime que les gouvernements et les Comités nationaux olympiques (CNO) africains «doivent créer des conditions optimales pour intéresser ces athlètes». «Des programmes concertés de suivi des carrières des sportifs de haut niveau et des stratégies à l’échelle nationale doivent permettre de ralentir cette fuite de talents », a-t-il préconisé. A Rio, l’Afrique a réalisé ses meilleurs JO avec 45 médailles remportées dans 11 disciplines différentes. Même si le record de Beijing 2008 (40 médailles) est battu, il faut noter une baisse du nombre de médailles d’or : 10 à Rio contre 12 à Londres en 2012 et 13 à Pékin en 2008.