La presse française évoque le « suicide politique » de Hollande

TOPSHOT - French president Francois Hollande is pictured during a meeting with the French Foreign Affairs Minister and figures from the cultural world and members of associations committted to peace in Syria, on October 14, 2016 at the Elysee presidential palace in Paris. / AFP PHOTO / POOL / MARTIN BUREAU

Entre « coup d’éclat calamiteux », « sabordage » et « suicide politique », le livre de confidences de François Hollande à des journalistes est comparé par la presse de samedi à une « épitaphe » scellant les chances de réélection du président.

Pour Le Monde, les propos présidentiels recueillis par ses journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme (dans le livre « Un président ne devrait jamais dire ça… »), « sabordent le dispositif de précampagne mis sur pied ». L’onde de choc a été telle que François Hollande a dû se fendre d’un courrier d’excuses aux magistrats, visés par certaines de ses confidences.

« En clair, François Hollande dit n’importe quoi lorsqu’il reçoit les journalistes et regrette tout immédiatement après », se gausse Sébastien Lacroix dans L’Union. Mais cela n’est pas sans conséquence pour le locataire de l’Elysée: « En douze heures, les trois principaux chefs socialistes (Claude Bartolone, Jean-Christophe Cambadélis et Manuel Valls, ndlr) ont pris leurs distances », constate Laure Bretton dans Libération.

« Fin de mandat pathétique »
« A gauche, plus personne ne croit en François Hollande », titre même Le Figaro, et Paul-Henri du Limbert explique dans son éditorial que « ceux qui, il y a peu, dissertaient encore sur le génie manoeuvrier (sic) de François Hollande sont aujourd’hui à court d’arguments ». Le président « a peut-être finalement écrit là son épitaphe publique. Une épitaphe de près de 700 pages qui, si on y regarde bien, s’apparente à un petit traité du parfait suicide en politique », analyse Pascal Coquis dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

« Pulvérisé dans les sondages, Fret dans Le Journal de la Haute-Marne. « Une fin de mandat pathétique. » Le Midi libre, sous la plume de Jean-Michel Servant, parle d’un « sabordage politique » , le chef de l’Etat venant « de creuser un peu plus sa tombe ».

Et « d’anéantir les derniers bastions qui pouvaient lui permettre de partir à la reconquête du pays », ajoute Laurent Bodin dans L’Alsace. « Ses chances de prolonger son séjour en avril 2017, semblent pulvérisées », estime Alain Dusart dans L’Est républicain. Conséquence logique tirée dans La Charente libre par Dominique Garraud: « Le coup d?éclat calamiteux de François Hollande relance spectaculairement les spéculations sur une alternative à sa non-candidature ».

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