«La Côte d’Ivoire va se lancer dans la production de l’oignon pour combler le déficit»

La Côte d’Ivoire va se lancer dans la production de l’oignon pour combler le déficit de production qui couvre, jusque-là, seulement 5% de la consommation nationale, a annoncé Matogoma Coulibaly, présidente de la coopérative Canan, dans un entretien.

‘’Nous allons commencer la production de l’oignon dans le département de Boundiali. D’ici à 2 ans, la Côte d’Ivoire va s’auto suffire en oignon. D’autres femmes ont déjà commencé et des coopératives sont en train de se lancer dans la production de l’oignon comme nous avons réussi la tomate. L’oignon que nous consommons vient du Burkina Faso, du Niger, et de l’Europe’’ a mentionné Mme Coulibaly. Selon elle, ‘’ l’année dernière par exemple on achetait la tomate du Burkina Faso mais cette année nous nous sommes lancés dans la production de la tomate et regardez sur le marché, la tomate est à 250 FCFA le kilogramme en détail. Les camions de tomates arrivés du Burkina Faso sont retournés et c’est la production locale qui est consommée et d’ici deux ans nous pouvons atteindre cet objectif pour l’oignon’’. Rassurée que la Côte d’Ivoire dispose de tous les atouts climatiques et de ressources humaines, Matogoma Coulibaly a exhorté le gouvernement Ivoirien à accompagner les femmes dans la transformation de leurs produits. ‘’C’est le Burkina qui nous envoyait la tomate, le chou, la carotte, l’oignon et autres sur notre marché. Aujourd’hui nous prenons la main. Nous avons fait plusieurs bases de production dans les régions. Nous produisons la carotte, le chou. Ce n’est pas en quantité suffisante pour couvrir le marché local mais c’est déjà un départ’’, espère la présidente de la coopérative Canan.

Par ailleurs, pour prévenir la rupture des denrées alimentaires sur le marché, Matogoma Coulibaly et sa coopérative entendent construire un grenier de conservation des produits vivriers en Côte d’Ivoire à l’instar des pays comme le Burkina Faso, le Niger et le Mali.  »Ces pays ont chacun un grenier national. Pourquoi pas la Côte d’Ivoire ? Pour résoudre le problème de la rupture du vivrier, Il est impératif de mettre en place ce grenier de conservation, comme ça, en cas de sécheresse, le marché ne manquera pas d’être approvisionné », a émis Mme Coulibaly.