Israël autorise la prison pour actes « terroristes » à partir de 12 ans

RAMALLAH, WEST BANK - DECEMBER 15: A Palestinian girl gestures at an Israeli soldier's assault rifle as relatives wait for the arrival of freed Palestinian prisoners at the Beitunia checkpoint on December 15, 2008 in the West Bank city of Ramallah. Israel released 227 prisoners as a gesture to Palestinian President Mahmoud Abbas to mark the Muslim festival of Eid al-Adha (Feast of the Sacrifice), which celebrates the end of the hajj pilgrimage. (Photo by David Silverman/Getty Images)

Le Parlement israélien a annoncé mercredi avoir abaissé de 14 à 12 ans l’âge minimum pour emprisonner l’auteur d’un acte « terroriste » grave, dans un contexte d’attaques anti-israéliennes répétées de la part de jeunes Palestiniens.

Une nouvelle loi « permettra aux autorités d’emprisonner un mineur reconnu coupable d’un crime grave comme un meurtre, une tentative de meurtre ou un homicide, même si il ou elle a moins de 14 ans », dit le Parlement sur son site internet.

Pratiquement, cela revient à abaisser à 12 ans l’âge minimal. Un enfant de moins de 12 ans ne peut en effet être jugé pour un acte criminel, a expliqué à l’AFP une porte-parole du ministère de la Justice.

La loi a été définitivement adoptée mardi soir en troisième lecture par le Parlement dominé par la majorité de droite qui soutient le gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Regain d’attaques anti-israéliennes
Le texte avait été présenté face à un regain d’attaques anti-israéliennes dont les auteurs sont souvent des adolescents palestiniens.

Israël, les Territoires palestiniens et Jérusalem sont en proie depuis le 1er octobre 2015 à des violences qui ont coûté la vie à 219 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais, selon un décompte de l’AFP.

La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d’attaques.