Indemnisation à Abidjan de 5 européens tués dans l’attaque terroriste de Grand-Bassam

Cinq européens dont quatre français et une allemande tués dans l’attaque terroriste de la cité balnéaire de Grand-Bassam (20 km au Sud d’Abidjan) ont été « symboliquement » indemnisés, jeudi, à Abidjan par le gouvernement ivoirien, a constaté l’hebdo panafricain APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.
Un chèque d’un montant de 1 million de FCFA a été remis par la ministre de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes Pr Mariatou Koné aux ambassadeurs de ces deux pays pour chacune des personnes décédées au cours de cette « tragédie » de Grand-Bassam.

« C’est un acte très fort. Nous sommes engagés ensemble dans la lutte contre la barbarie (…) », a déclaré l’Ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire, George Serre en recevant à la résidence de la France, des mains de la ministre Mariatou Koné quatre chèques pour ses quatre compatriotes décédés lors de cette attaque de Grand-Bassam.

Auparavant, à l’institut Goethe d’Abidjan, la ministre Mariatou Koné a remis le chèque de l’ex-Directrice de cet institut Henrike Grohs à la directrice intérimaire en présence de l’Ambassadeur de l’Allemagne en Côte d’Ivoire, Claus Auer.

« A travers ce geste, je voudrais vous remercier et saluer la manière dont le gouvernement ivoirien a réagi à cette tragédie qui a nous a touché » , a déclaré le diplomate allemand à cette occasion. La directrice de l’institut Goethe, Mme Henrike Grohs, tuée dans l’attaque djihadiste de Grand-Bassam sera inhumée, ce vendredi, à Münich (Allemagne) dans l’intimité familiale, a ajouté l’Ambassadeur.

Avant le transfert de sa dépouille en Allemagne, elle a été décorée, le jeudi 24 mars par le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandama Kouakou à titre posthume en qualité d’officier de l’ordre national du mérite.

Le dimanche 13 mars, des terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) avaient ouvert le feu sur la plage de Grand-Bassam, tuant 19 personnes et faisant trente autres blessés. L’ayant-droit de chaque victime décédée a reçu « symboliquement » la somme de un million de FCFA sans distinction de race, d’ethnie, de nationalité ou de religion.