n’a pas encore pris ses fonctions que déjà, il se fait tacler par François Hollande. Le président français a critiqué ce mardi, sans le nommer, le futur président américain et sa stratégie de maintien des emplois aux Etats-Unis, estimant que « faire du chantage » sur les entreprises revenait à « faire des promesses verbales ».

« Il y a ici des représentants des entreprises françaises ou étrangères installées en France et qui contribuent par leurs investissements et leurs performances à créer de l’emploi, je les en remercie », a d’abord déclaré le chef de l’Etat qui présentait ses vœux aux partenaires sociaux, parmi lesquels de nombreux chefs d’entreprise.

« Je ne leur demande pas de venir me voir pour qu’ils rapatrient des emplois ici, ce qui généralement revient à faire des promesses verbales avant l’entrée en fonction », a-t-il enchaîné.

« Ne pas faire du chantage ou de la pression sur les entreprises »

« Il se trouve que telle n’est pas ma situation, mais quand même, ce n’est pas ma conception de l’économie », a ajouté François Hollande alors que le président élu américain a prévenu que les entreprises américaines qui délocaliseraient pour baisser leurs coûts de production en subiraient « les conséquences ».

« Ma conception de l’économie, c’est de pouvoir accepter l’ouverture avec des règles et ne pas faire du chantage ou de la pression sur les entreprises », a insisté le président français. « En même temps, ce que je demande aux entreprises, c’est d’avoir aussi le sens de la responsabilité et d’éviter que les populismes ou les extrémismes finissent par l’emporter, y compris à leur détriment », a-t-il conclu sur ce point.

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