Hani Ramadan provoque un nouveau scandale : « Une femme sans voile… »

Invité à s’exprimer dans une école à Genève, le directeur du Centre islamique provoque un nouveau scandale en stigmatisant les femmes non voilées.

Hani Ramadan : « Une femme sans voile passe d’une main à l’autre »

L’idée relevait d’une bonne intention. Les derniers chiffres montrent que les actes de racisme ou de discrimination à l’égard des musulmans ont bondi en Suisse depuis l’année dernière. Une enseignante d’une école genevoise a pris l’initiative d’inviter dans sa classe le responsable d’une mosquée pour parler d’islamophobie. Le choix, en revanche, est plus discutable. Elle s’est adressée à Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève et frère aîné de Tariq Ramadan.

Le prédicateur, régulièrement pointé du doigt pour ses prises de position, a commencé par comparer les femmes voilées à des perles protégées dans des coquillages. En revanche, pour lui, « la femme sans voile est comme une pièce de deux euros. Visible par tous, elle passe d’une main à l’autre. » Révélée jeudi par le quotidien Le Temps et par la télévision Léman bleu, l’affaire est aussitôt montée jusqu’au département de l’Instruction publique (DIP), qui estime que « les positions publiques de monsieur Ramadan sont incompatibles avec les valeurs et la mission de l’école publique ». Hani Ramadan « est une personnalité contestée qu’il n’est évidemment pas recommandé d’inviter en classe pour parler d’enjeux sensibles réclamant dans le contexte actuel de la distance et du sang-froid », ajoute Pierre-André Preti, le porte-parole du DIP dans La Tribune de Genève.