Georges Ouegnin livre de lourds secrets au sujet de l’ex-Président…

Un lourd secret en provenance de la Côte d’Ivoire ! L’ambassadeur Georges Ouegnin, le tout premier et unique Directeur de Protocole du Président Houphouet Boigny et du Président Henri Konan Bedié très connu pour son caractère très discret et réservé a fait une sortie  médiatique contrairement à ses habitudes. L’homme dont on dit détenir les plus gros secrets de l’histoire de la Côte d’Ivoire semble en vouloir à son ex patron, l’ex président Henri Konan Bedié. Selon lui le président Bedié porterait la lourde responsabilité de la succession de crises politico-militaires qui ont secoué la Côte d’Ivoire. Tout remonterait au mois de Décembre 1999.

“La seule fois de ma vie où j’ai demandé pardon au Président Bédié, c’était le mardi 21 décembre 1999. Ce jour-là, il était encore le Président de la République de Côte d’Ivoire et je l’ai trouvé dans sa chambre. Il préparait le message qu’il devait adresser le lendemain à la Nation, à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.Je me suis mis à genoux, je dis bien, à genoux devant le Président Bédié, il ne peut démentir ce que je dis aujourd’hui. Je lui ai tenu les pieds, le suppliant presque, pour lui dire : M. le Président, libérez les dirigeants du RDR, Henriette Diabaté, Hamed Bakayoko et tous les autres que vous avez fait emprisonner en novembre 1999, à la suite d’une manifestation organisée pour réclamer des réformes démocratiques en vue des élections de 2000”.

Selon le site 5minutesinfos.net, il était question pour Monsieur Ouegnin d’amener l’ex-chef d’état à copier l’exemple du Président Houphouet Boigny qui à l’époque avait libérer des prisonniers politiques la veille des fêtes de fin d’année alors que personne ne s’y attendait. “Je lui ai dit : faites comme le Président Houphouët-Boigny, profitez de votre passage devant l’Assemblée nationale à l’occasion de votre message à la nation, pour libérer, devant le peuple de Côte d’Ivoire, tous ces dirigeants du Rdr. Vous leur direz, bientôt c’est la fête de noël, bientôt c’est la Tabaski (cette année-là, ces fêtes coïncidaient presque), bientôt, c’est l’an 2000, le nouveau millénaire. Profitez de cela M. le Président et dites-leur, rentrez chez vous, allez retrouver vos familles, on va travailler tous ensemble pour la Côte d’Ivoire, notre patrie commune.”

Le Président Bédié n’aurait pas voulu entendre raison et lui a juste rétorqué : « Non, non, tu vas voir ce que je vais faire… tu vas voir mon discours… »
La suite, on la connaît…et je n’en dirai pas plus !
Je reconnais donc que là, je lui ai demandé pardon, Dieu m’en est témoin. Et il est témoin que, en novembre 2011, lorsque je lui ai rendu visite avec toute ma famille, ce n’était pas pour le supplier de faire de ma fille la candidate du Pdci.” poursuit le Père du Député de Cocody avant de poursuivre en ces termes “Si mes supplications avaient de l’effet sur M. Henri Konan Bédié, il n’y aurait jamais eu le 24 décembre 1999 et la Côte d’Ivoire aurait fait l’économie de toutes les meurtrissures, toutes les haines, toutes les fractures, tout le sang du peuple ivoirien versé inutilement depuis la disparition du père fondateur, Félix Houphouët-Boigny.
Je n’en dirai pas plus”

Cette sortie inhabituel de celui qui a dirigé le protocole d’état pendant 41 ans, laisse plusieurs interrogations.