Gabon : le président Ali Bongo brigue un second septennat

Élu en 2009 après le décès de son père, Ali Bongo Odimba a annoncé qu’il briguera un second mandat à la tête du Gabon. L’élection présidentielle doit se tenir au second semestre 2016.
Le chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba, a annoncé qu’il sera candidat à un deuxième mandat à la présidentielle prévue au second semestre 2016, lors d’une allocution solennelle prononcée lundi 29 février sur un chantier à Ozouri, dans le sud du pays. »Je vous annonce ma candidature à l’élection présidentielle de cette année », a-t-il déclaré entouré d’ouvriers sur un pont auquel était accroché une banderole proclamant « Changeons ensemble ».
Élu en 2009 après le décès de son père Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967, le chef de l’État a assuré vouloir, lors d’un second septennat, « lutter avec détermination contre les privilèges indus et bâtir un meilleur vivre-ensemble fondé sur l’inclusion, la méritocratie et la solidarité ».
« Rien ne m’a été épargné par mes adversaires »
Ali Bongo a également promis vouloir œuvrer pour « passer d’une économie de rente à une économie diversifiée ». Le Gabon tire l’essentiel de ses ressources de la production pétrolière, même si la production stagne depuis des années et que le prix du baril a drastiquement chuté.C’est dans la zone d’Ozouri, à une vingtaine de kilomètres de Port-Gentil, la capitale pétrolière du pays, que la première découverte de brut fut effectuée en 1956 par une compagnie pétrolière française qui devint ensuite Elf, elle même absorbée par Total dans les années 1990.
Dénonçant le « système de privilèges indus » qu’a engendré la rente de l’or noir au fil des décennies, le président gabonais a ajouté que « rien ne m’a été épargné par les adversaires du changement », allusion directe aux opposants – dont bon nombre sont d’anciens caciques du régime de son père – qui l’accusent d’être un enfant adoptif, né au Nigeria.La présidence a régulièrement démenti de telles assertions et a porté l’affaire en justice. Une plainte pour « faux » sur son acte de naissance, déposée en France par sa demi-sœur, Pascaline, et l’une des héritières d’Omar Bongo Ondimba, a été classée sans suite lundi.
Avec AFP