France: l’ex-ministre Fleur Pellerin démissionne de la fonction publique

Ministre de 2012 jusqu’en février dernier, Fleur Pellerin va créer sa société dans le secteur privé. Elle a auparavant choisi de quitter la fonction publique, renonçant ainsi à assurer son avenir.

Un ancien ministre évincé qui passe à une activité du secteur privé n’est pas un cas isolé. Fait beaucoup plus rare, Fleur Pellerin a annoncé la création de son entreprise après avoir démissionné de la fonction publique et de la Cour des comptes en particulier.

L’ancienne ministre chargé de l’Economie numérique puis de la Culture jusqu’en février dernier se prive ainsi de toute possibilité de retour en arrière en cas de difficultés. Elle aurait pu choisir la mise en disponibilité, mais Fleur Pellerin met en avant des raisons éthiques et a écrit à François Hollande qu’elle ne voulait pas faire porter au contribuable le prix de sa tranquillité.

Mi-février, lors du remaniement gouvernemental, Fleur Pellerin avait été remplacée par la conseillère de François Hollande Audrey Azoulay, une éviction à laquelle elle ne s’attendait pas. Les jours suivants, elle avait déclaré à L’Obs « ne pas pouvoir imaginer une seconde ne pas jouer un rôle dans le destin de ce pays ».

Développer les échanges avec la Corée

Accueillie comme une star en 2013 en Corée du Sud, pays dont elle est originaire avant d’avoir été adoptée en France, Fleur Pellerin va favoriser les investissements coréens en France. La Haute Autorité de la transparence de la vie politique chargée d’examiner les risques de conflits d’intérêts lors du passage au privé des fonctionnaires a émis un avis favorable au projet de Fleur Pellerin.

Cette quadragénaire, diplômée de l’Essec, de Sciences-Po et de l’Ena, puis magistrate à la Cour des Comptes, avait été responsable du pôle « Société et Économie numériques » lors de la campagne de François Hollande pour l’élection présidentielle de 2012, avant de devenir ministre déléguée aux PME et à l’Economie numérique de mai 2012 à avril 2014, puis ministre de la Culture et de la Communication jusqu’en février 2016.