États-Unis : Malia et Sasha Obama, des ados pas tout à fait comme les autres

Lors de l’élection de leur père à la présidence, elles étaient des gamines. Études, jobs d’été, premiers émois… Aujourd’hui, Malia et Sasha Obama sont des ados (presque) comme les autres.

Entrées à la Maison Blanche en 2009, les filles Obama ont bien grandi depuis, au grand dam de leur président de père, qui s’est plusieurs fois lamenté… Elles le trouvent ringard et préfèrent désormais s’amuser avec leurs copines. À respectivement 18 et 15 ans, Malia et Sasha sont entrées dans les eaux tumultueuses de l’adolescence.

Petites gênes

Il y a trois semaines, Malia a gentiment défrayé la chronique après un lascif twerking (une danse qui repose sur des déhanchés très explicites du bassin) lors du festival de musique Lollapalooza, de Chicago. Pour s’y rendre, elle avait d’ailleurs « séché » la convention démocrate de

Philadelphie, où s’exprimait son père. Pis, elle avait alors été filmée en train de fumer ce qui ressemble fort à un joint.

Une activité qui n’a cependant rien d’illégal dans l’État de l’Illinois, qui a décriminalisé la possession de moins de 10 grammes de marijuana. Sans doute Malia pourra-t-elle compter sur la mansuétude de son père, qui avait avoué dans ses mémoires avoir fumé de l’herbe lorsqu’il était au lycée et à la fac. S’il ne fume plus et n’est plus aussi « cool » qu’à cette époque, le président a en revanche, forcément, des amis très très cool.

Malia a ainsi fêté son dix-huitième anniversaire le 4 juillet – qui est aussi le jour de la fête nationale – à la Maison Blanche, en présence de deux stars de la musique, Kendrick Lamar et Janelle Monáe. À l’invitation du président, les invités ont entonné un Happy Birthday à la suite duquel la jeune fille est venue enlacer son père sur scène, un brin gênée. Obama avait toutefois pris soin de présenter cette saynète avec humour : « C’est le rôle d’un père que de mettre ses filles dans l’embarras »…

Travailleuses

Élève brillante, Malia va entrer à Harvard, comme ses parents en leur temps. Ce ne sera pas à la rentrée prochaine mais en 2017, la jeune fille ayant décidé de prendre une année sabbatique. Elle avait suscité l’intérêt des échotiers en maintenant le suspense sur sa décision.

Alors que les universités les plus prestigieuses de la côte Est – la célèbre Ivy League – étaient à ses pieds, elle avait été vue en train de faire du vélo vêtue d’un tee-shirt de la Stanford University, alimentant les rumeurs d’un départ en Californie, loin du giron familial (après la fin du mandat du président, les Obama vont rester à Washington jusqu’à ce que Sasha finisse le lycée).

Que fera Malia de cette année sabbatique ? Le mystère reste entier, même si ses centres d’intérêt sont connus. Elle a été ainsi stagiaire sur les séries Extant et Girls, et sa mère, Michelle, la décrit comme une « lectrice vorace ». Elle devra aussi apprendre à faire quelques tâches ménagères. « Je ne veux pas que ma fille soit une de ces gamines qui, à 15 ou 16 ans, dit : “Oh ! Je ne veux pas faire ma lessive.” Ça me choquerait », avait confié la First Lady dans une interview avec Oprah Winfrey en 2011.

Le flou règne également sur ses premières amours. On sait simplement qu’elle a été autorisée à se rendre au bal de fin d’année de son lycée – le prom. Interrogée sur l’identité du cavalier qui l’accompagnait, Obama avait plaisanté, disant qu’il s’agissait là « d’une information classée secret-défense ». « Lorsqu’on voit sa fille en talons hauts pour la première fois, c’est un peu déconcertant. Elle est jolie, elle est belle », avait-il ajouté, ému.

Sasha, elle, est encore au lycée. Pendant ses congés d’été, elle a travaillé comme caissière dans un restaurant de Martha’s Vineyard, localité cossue du Massachusetts et lieu de villégiature de la famille présidentielle. Histoire de mener une vie normale comme y tiennent ses parents, à ceci près que six agents secrets veillaient sur sa sécurité…

La cadette des filles Obama est, pour l’instant, sage comme une image. On ne lui connaît qu’une seule (mini) incartade : avoir soupiré à une blague, certes pas très drôle, de son père lors de la cérémonie du Turkey Pardon, où le président gracie une dinde peu avant Thanksgiving.