En Côte d’Ivoire, on opère la cataracte gratuitement…

Une caravane de chirurgie de la cataracte a été lancée, lundi, au Centre hospitalier et universitaire de Bouaké (CHU Centre-Nord), en vue de la prise en charge totale de 500 personnes souffrant de cette maladie des yeux, a-t-on constaté sur place, dans la deuxième ville du pays.

Démarrée ce lundi, cette 2ème phase de l’opération dénommée la caravane de la cataracte prendra fin le samedi 21 mai prochain.

Elle est financée par la Banque islamique de développement (BID) en partenariat avec l’Agence internationale d’aide de la République d’Azerbaidjan (AIDA), et le ministère de la santé et de l’hygiène publique de Côte d’Ivoire.

Ce projet qui vise à opérer gratuitement 500 malades de la cataracte est executé par l’ONG tunisienne, Nadi Al Bassar et la Fondation ivoirienne, Appui pour le développement durable et économique de Mankono (ADDEM).

« L’objectif de cette mission est purement humanitaire, elle vise a donné la vue parce que la vue c’est la vie » a déclaré à la presse Dr Nasri Henda, ophtalmologue tunisienne, membre de l’ONG Nadi Al Bassar.

« Je suis ici avec un groupe de médecins pour accomplir une deuxième mission de chirurgie de la cataracte en Côte d’Ivoire. La première mission c’était autour de 2015 et on avait opéré 500 cataractes » a-t-elle ajouté, soulignant
qu’on peut certes « prévenir la cataracte avec les lunettes solaires, « mais avec l’âge cette maladie survient généralement à partir de 60 ans, donc elle est généralement liée à l’âge ».

Cependant, a-t-elle complété, « il y a d’autres types telle que la cataracte traumatique, qu’on voit souvent chez les sujets jeunes, les cataractes pathologiques liées aux inflammations ou autres maladies oculaires ou au diabète et aussi les cataractes congénitales chez les enfants ».

Selon Dr Nasri, cette maladie dont les symptômes les plus fréquents sont entre autres, une mauvaise vision, une malvoyance et qui au stade très avancé laisse une tache blanche au niveau de l’œil est généralement liée à l’âge en Côte d’Ivoire.

Pour le président par intérim de la fondation ADDEM, Dr Karim Kouyaté, cette initiative de son ONG suscite autant de motivations auprès des populations parce que tout simplement « le coût estimé pour l’opération de la cataracte d’un œil en Côte d’Ivoire est de 150 000 FCFA, donc celui qui a la cataracte des deux yeux ça va lui coûter 300000 FCFA, cette somme d’argent n’étant pas à la portée de tous, c’est ce qui explique tout cet engouement ».

La Fondation ADDEM a été créée en 2004 et compte à son actif depuis cette date, 4000 cas d’opération de la hernie et 1000 cas de cataracte pris entièrement en charge.