Emploi des jeunes en Afrique : Une étude préconise une nouvelle approche

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KIGALI, Rwanda, le 17 février 2017 -/African Media Agency (AMA)/- Une étude innovante publiée aujourd’hui par The MasterCard Foundation préconise une nouvelle approche relative aux stratégies de formation pour l’emploi des jeunes en Afrique. Invisible Lives: Understanding Youth Livelihoods in Ghana and Uganda, publié aujourd’hui lors du sommet Young Africa Works à Kigali, au Rwanda, met en lumière la vie professionnelle des jeunes en Afrique. Le rapport, écrit en collaboration avec Low-Income Financial Transformation (L-IFT), soutient que les programmes de développement international favorisent la formation professionnelle pour les carrières du secteur formel plutôt qu’une formation adaptée à divers emplois du secteur informel. Ceci a pour conséquence d’exclure des millions de jeunes du continent dont les moyens de subsistance sont divers.

« Pour atteindre une masse critique de jeunes, il est nécessaire d’apporter des changements fondamentaux à notre approche en matière de développement des compétences, d’accès à la finance et d’accompagnement de l’entrepreneuriat », déclare Lindsay Wallace, Directrice formation et stratégie chez The MasterCard Foundation. « Les actions de développement doivent renforcer les systèmes économique, éducatif et social et promouvoir la croissance inclusive visant à offrir aux jeunes les plus vulnérables et marginalisés la possibilité d’améliorer leur quotidien. »

Invisible Lives a pour objectif d’examiner la manière dont les jeunes intègrent divers moyens de subsistances à leur vie professionnelle, les enjeux que cette approche représente, et la manière de concevoir au mieux des interventions pour les jeunes du secteur informel. La recherche a été effectuée à l’aide des journaux intimes documentant la vie professionnelle de 246 jeunes âgés de 18 à 24 ans du Ghana et d’Ouganda sur une année, se focalisant sur les questions relatives au comportement, aux revenus, aux activités économiques et à la gestion du temps. Bien que les données concernent les réalités d’emploi au Ghana et en Ouganda, les recherche montrent qu’elles reflètent également les nouvelles tendances sur le continent africain.

Invisible Lives met en évidence les difficultés auxquels les jeunes sont prêts à faire face afin de pouvoir subvenir au mieux à leurs besoins. Les résultats de la recherche Invisible Lives indiquent que :

* Les jeunes africains diversifient leurs moyens de subsistance en optant pour un mélange d’emploi du secteur informel, de travail indépendant et d’activités relatives à l’agriculture pour subvenir à leurs besoins.

* La production agricole tient un rôle essentiel parmi les moyens de subsistance des jeunes mais les revenus agricoles sont faibles. De nombreux jeunes exploitent de petites

entreprises qu’il est facile de démarrer, d’arrêter et de redémarrer, le cas échéant. Les jeunes qui réussissaient le mieux au Ghana et en Ouganda diversifiaient leurs revenus et leurs risques en plantant de nombreuses récoltes, en élevant divers types de bétail, et en effectuant un large éventail d’autres activités.

* Les emplois rémunérés des secteurs formel et informel sont rares et sporadiques, voire inaccessibles. Dans le secteur informel, qui représente environ 80 pour cent de la population active africaine, il y a plus d’emplois rémunérés pour les jeunes mais l’offre n’est en aucun cas abondante.

* Les réseaux de soutien sont essentiels pour les jeunes. Ces réseaux jouent un rôle considérable dans leur vie, non seulement en leur procurant des conseils pour savoir où et comment trouver un emploi, développer leurs compétences et les aider dans leur activité, mais également en contribuant à leur accès aux ressources financières nécessaires.

« Les participants à l’étude ont généreusement partagé leurs expériences de vie sur une année entière », explique Anne Marie van Swinderen, chercheur principal pour Invisible Lives chez Low-Income Financial Transformation (L-IFT). « Les données de l’étude montrent que ces jeunes acceptent sans hésiter toute opportunité qui leur est présentée avec beaucoup d’enthousiasme et d’énergie. Grâce à l’utilisation des journaux intimes par L-IFT, ces jeunes participants et les jeunes chercheurs qui les ont interrogés ont beaucoup évolué, simplement en posant des questions relatives à leurs moyens de subsistances diversifiés et en y répondant. »

Outre le fait d’apporter de nouvelles informations en matière d’emploi et de stratégies d’atténuation du risque des jeunes africains actifs, la recherche réitère que les jeunes ayant participé à cette étude étaient, pour la majorité, invisibles aux yeux des organisations de développement et de leurs propres gouvernements et n’avaient aucun accès aux services d’accompagnement, de formation ou de capital financier.

Vous pouvez suivre en direct le sommet Young Africa Works sur Twitter : @MastercardFdn avec le hashtag de l’événement : #YAW2017. Plus d’informations sur le sommet : www.youngafricaworks.org.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour The MasterCard Foundation