Donald Trump critiqué pour avoir menacé Hillary Clinton de prison

October 9, 2016 - St. Louis, Missouri, United States: Republican Presidential Candidate Donald Trump speaks during the second presidential debate with Democrat Hillary Clinton at Washington University. (Christian Gooden/ St. Louis Post-Dispatch/Polaris) © PHOTO NEWS / PICTURES NOT INCLUDED IN THE CONTRACTS *** local caption *** 05628062

Un concert de critiques s’est élevé dimanche pour reprocher à Donald Trump d’avoir puisé dans le manuel des apprentis dictateurs en menaçant sa rivale, Hillary Clinton, de prison s’il était élu président.

Lors du deuxième débat présidentiel, – particulièrement acerbe après que le candidat républicain ait invité à un point de presse et dans la salle, des femmes accusant Bill Clinton d’agressions sexuelles -, la tension est encore montée d’un cran quand il a répondu: « parce que vous seriez en prison » à une saillie de Mme Clinton.

L’échange a eu lieu pendant un segment consacré à l’affaire des emails privés de Hillary Clinton, lorsqu’elle était chef de la diplomatie américaine. Donald Trump a promis dimanche de nommer un procureur spécial s’il était élu président pour mener l’enquête sur son opposante.

Cette menace de jeter en prison un opposant politique en cas de victoire électorale lui a valu une volée de bois vert, du camp démocrate mais aussi de certains républicains.

« Les candidats vainqueurs ne menacent pas de mettre des opposants en prison », a reproché l’ancien porte-parole du président George W. Bush, Ari Fleischer, sur Twitter. « Un président ne menace pas un particulier de poursuites. Trump a tort sur ce point », a-t-il ajouté.

David Frum, l’une des plumes du président Bush, est lui aussi monté au créneau. « Qui accepterait d’être ministre de la Justice d’un président qui pense qu’il peut influencer les poursuites contre ses adversaires politiques? « , s’est-il interrogé.

Côté démocrate, Eric Holder, l’ancien ministre de la Justice d’Obama, a mené la charge, qualifiant Trump de « dangereux/inapte ».

« Tout le reste est secondaire »
Le prix Nobel d’économie et éditorialiste du New York Times, Paul Krugman, s’est lui aussi indigné: « soyons clair, un candidat à la présidence vient de promettre de mettre son rival en prison s’il l’emporte. Tout le reste est secondaire ».

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