Côte d’Ivoire: Qui va payer les frais médicaux de Simone Gbagbo ?

En Côte d’Ivoire, le bras de fer entre le procureur général et les avocats de Simone Gbagbo se joue désormais même en dehors de la cour d’assises. Alors que l’ancienne Première dame, en ce moment jugée pour crimes contre l’humanité à Abidjan, a dû être hospitalisée vendredi 1er juillet en raison d’un malaise, c’est autour de la prise en charge médicale de l’accusée que la bataille a lieu. Accusé de négligence par la défense, le procureur général s’est défendu. Les audiences ont été suspendues et doivent reprendre lundi 11 juillet.

« Il n’y a eu aucune insuffisance », martèle le procureur général. Durant ces cinq dernières années, en détention à Odienné, dans le nord du pays, puis à Abidjan, Simone Gbagbo a été régulièrement suivie, promet-il. Les médicaments nécessaires ont été donnés, les analyses ont été faites. Dans un communiqué lu à la télévision nationale, Ali Yéo, le procureur général, balaie les accusations de la défense de Simone Gbagbo :

« Le parquet général s’insurge contre les allégations des conseils de Mme Simone Gbagbo, qui en plus de méconnaître les efforts pour préserver la santé de Mme Simone Gbagbo, visent à jeter le discrédit sur le gouvernement », indique le communiqué.

Un procès éprouvant

Mais la défense de Simone Gbagbo n’en démord pas. L’ancienne Première dame n’a fait l’objet d’aucun suivi médical spécialisé ces onze derniers mois, assure son avocat. « Elle a pourtant besoin de soins réguliers. On ne va pas juger un cadavre », assène Rodrigue Dadjé.

Ce malaise est surtout le signe d’une grande fatigue. Ce procès est pour elle éprouvant, tant physiquement que psychiquement, confie un proche de Simone Gbagbo. Ce mercredi 6 juillet, cette accusée pas comme les autres était toujours hospitalisée dans une clinique de la capitale économique. Mais L’ex-Première dame, qui a fêté ses 67 ans il y a quelques jours, va mieux, selon ses avocats.