Leur mutinerie des 7 et 8 février avait fait deux blessés civils et entraîné de nombreuses dégradations à Adiaké. Mais après négociation avec leur hiérarchie, les forces spéciales de cette ville du sud-est de la Cote d’Ivoire ont décidé de faire amende honorable.

Après leur repenti public, les éléments des Forces spéciales de l’armée ivoirienne de la base d’Adiaké (sud-est), à l’origine de la mutinerie des 7 et 8 février, ont décidé dès le 9 février de parrainer les deux victimes civiles, blessées par balles perdues. Les deux victimes, Nabare Kouamé, un adolescent de 12 ans, et Annick Adingra, jeune-femme de 28 ans, recevront des soutiens financiers des forces spéciales et un accompagnement psychologique tout le long de leur vie, en plus de la prise en charge de leurs soins par le gouvernement.

Le général de brigade Lassina Doumbia, chef d’état-major adjoint des Armées et commandant des Forces spéciales, a en outre obtenu de ses hommes la réalisation de travaux d’intérêt général dans la ville d’Adiaké et dans les localités environnantes. « Ce qui est arrivé est regrettable. Ce sera aux forces spéciales de redorer leur image. Mais ça prendra du temps, car le traumatisme est encore grand au sein des populations d’Adiaké », a expliqué une source proche de l’état-major des forces armées de Côte d’Ivoire.

1 000 hommes en 2020

Outre Adiaké, les forces spéciales sont basées dans trois autres sites. Leur quartier général est situé dans le quartier Cocody Ambassades, à Abidjan. D’autres unités sont stationnées dans la ville de Tengrela, à la frontière nord pour la lutte contre le terrorisme, et d’autres encore à Olodio, dans le sud-ouest, vers la frontière libérienne. La loi de programmation militaire 2016-2020 prévoit une augmentation de leurs effectifs à 1 000 hommes en 2020, contre environ 700 aujourd’hui.

Jeuneafrique

 

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