Canal+ en France…Le patron du « Zapping » licencié pour faute lourde

Après des mois de tension avec Patrick Menais, Vincent Bolloré semble avoir trouvé une solution pour se séparer de son producteur trublion.

Le remue-ménage à Canal+ n’en finit pas d’agiter le PAF ! Alors que Yann Barthès – l’animateur emblématique du Petit Journal – et Maïtena Biraben – à la tête du Grand Journal depuis le début de la saison – ont récemment fait leurs adieux à la chaîne cryptée, c’est au tour de Patrick Menais, le producteur du Zapping, de plier bagage.

Selon les informations du Monde et des Jours, Patrick Menais a reçu une convocation à un entretien préalable au licenciement pour « faute lourde ». À en croire la chaîne, il aurait déposé les noms « Le Zapping » et « L’Année du Zapping » en son nom, à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi). Estimant que « Patrick Menais a voulu s’approprier des marques qui font partie du patrimoine de Canal+ », la chaîne, « pour défendre ses intérêts », a engagé « une procédure à son encontre », a expliqué Canal+ dans un communiqué.

Dans le viseur de Vincent Bolloré ?

Cette procédure de licenciement n’est pas vraiment étonnante. Le Zapping et son dirigeant sont dans le viseur de Vincent Bolloré depuis plusieurs mois. La chaîne avait d’ailleurs acté la fin de l’émission il y a plusieurs semaines. Après 27 ans passés à décortiquer la télévision, le programme avait définitivement baissé le rideau le 2 juillet dernier. Pour autant, le suspense régnait quant au sort de son célèbre producteur. Il est désormais fixé.

A-t-il payé son impertinence et ses nombreuses piques adressées à son patron ? Rien n’est moins sûr. Toutefois, le ton provocateur de Patrick Menais n’était pas vraiment du goût de Vincent Bolloré. Le 8 octobre dernier, le producteur de l’émission n’avait pas hésité à reprendre et à insister sur le documentaire Crédit Mutuel, diffusé sur France 3 après avoir été déprogrammé par la chaîne cryptée. Rebelote six mois après. Le 8 avril, les auteurs du programme s’étaient ouvertement payé la tête de Vincent Bolloré avec des extraits de Complément d’enquête savamment choisis.

Après des mois de tension, Patrick Menais avait finalement choisi de se présenter sur la liste CGT de Canal+. Un tel statut était censé le protéger d’une éventuelle éviction, puisque toute procédure de licenciement suppose alors une enquête de l’Inspection du travail… Cela n’aura a priori pas suffi.