Bombe dans l’extrême sud de la Thaïlande: un soldat grièvement blessé

Thai soldiers cordon off the scene of an attack following two roadside bomb blasts at four separate locations by suspected separatist militants in the Bacho district of Thailand's restive southern province of Narathiwat on August 15, 2016. Several soldiers were injured in the attack. More than 6,500 people have been killed -- the majority civilians -- since 2004 in clashes between militants and security forces from Thailand's Buddhist-majority state. / AFP PHOTO / MADAREE TOHLALA

Un soldat a été grièvement blessé lundi dans l’explosion d’une bombe dans l’extrême sud de la Thaïlande, en proie à une rébellion séparatiste évoquée comme une possible piste dans les récents attentats meurtriers dans des stations balnéaires du pays.

« Un soldat a été grièvement blessé par la bombe qui était dissimulée dans la chaussée » et a été déclenchée à son passage, a déclaré à l’AFP Wiroge Boonkae, responsable de la police locale.

L’attaque s’est produite alors que quatre soldats effectuaient une patrouille sur une route de Narathiwat, une des trois provinces de l’extrême sud de la Thaïlande revendiquées par les séparatistes musulmans. Les autres soldats ont été légèrement blessés.

La bombe a été déclenchée à distance par système radio, ont expliqué les enquêteurs à un photographe de l’AFP qui s’est rendu sur place. « Les coupables sont sans doute des rebelles locaux soucieux de créer des troubles », a accusé Wiroge.

Dimanche soir, trois engins explosifs ont explosés dans la province voisine de Yala, devant des magasins, mais sans faire de blessés.

Ces dernières attaques, routinières dans l’extrême sud, surviennent quelques jours après une série d’attentats à la bombe dans plusieurs villes de Thaïlande, notamment les stations balnéaires de Hua Hin et Phuket, qui ont fait quatre morts et de nombreux blessés, dont des touristes étrangers.

Les autorités, qui n’ont pas annoncé d’avancées dans l’enquête lundi, excluent que les commanditaires soient les rebelles de l’extrême sud.

« Ce n’est pas juste de dire que c’est une extension de ce qui se passe dans les trois provinces de l’extrême sud », a déclaré lundi devant la presse le ministre de la Défense Prawit Wongsuwan, se refusant à dire si des rebelles auraient pu être engagés comme simples exécutants.

La police reconnaît cependant que les bombes artisanales utilisées dans les stations balnéaires sont du même style que celles des attaques quasi quotidiennes de la rébellion musulmane

. Ce conflit séparatiste, qui a fait des milliers de morts en plus d’une décennie d’affrontements dans cette région rattachée à la Thaïlande au début du XXème siècle seulement, s’enlise depuis deux ans que les militaires sont au pouvoir