Attentats de Paris: le Gouvernement reconnait ne pas être prêt

« Nous n’étions pas totalement prêts » lorsque les attentats du 13 novembre sont survenus, a reconnu jeudi une ministre française, la secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes, Juliette Méadel.

Les services de l’Etat n’étaient pas prêts « à répondre à l’ensemble des besoins suscités par un drame d’une telle ampleur », a-t-elle déclaré devant une commission d’enquête sur la lutte contre le terrorisme. Perpétrés par trois commandos jihadistes, les attentats du 13 novembre dans Paris et sa banlieue, plus grave attaque jihadiste jamais commise en France, avaient coûté la vie à 130 personnes.

Standard téléphonique pas outillé
La secrétaire d’Etat a notamment pointé le manque de coordination « particulièrement criant » dans la circulation des informations aux victimes et proches, menant à « quelques erreurs dramatiques ». A ce propos, le rapporteur de la commission Sébastien Pietrasanta a mentionné que le standard de la Cellule interministérielle d’aide aux victimes (CIAV) « a sauté à quatre reprises » au soir des attentats de Paris.

« Il a pu y avoir un standard téléphonique qui n’était pas techniquement outillé » a reconnu la secrétaire d’Etat, rappelant que « 90.000 appels téléphoniques » avaient été reçus à ce numéro le soir du 13 novembre, après les attentats visant le Bataclan, des terrasses parisiennes et les abords du stade de France. Les victimes ont besoin d’être protégées, prises en charge et accompagnées, de recevoir des informations fiables et d’être indemnisées, a égrené la secrétaire d’Etat, détaillant le contenu de ses objectifs en matière d’aide aux victimes.