Arrêté samedi dernier et autorisé hier à rentrer chez lui: Ousainou Darboe refuse le «cadeau» de Jammeh

Le  Président gambien cherche une issue heureuse. Yahya Jammeh tente de faire baisser la pression de l’opposition après l’arrestation samedi dernier de Ousainou Darboe (photo), leader du parti United démocratic party (Upd), dont les militants ont subi une féroce répression lorsqu’ils réclamaient la dépouille de l’opposant Solo Sandeng, responsable des jeunesses de leur formation politique mort en détention, vendredi dernier.

Selon le journal «Enquête», ce hier matin, Ousainou Darboe a été libéré par le commissaire de la police d’intervention de Kanifing qui lui a demandé de rentrer chez lui. Refus catégorique du leader de l’Udp qui a posé comme condition la libération sans condition de tous ses militants et de tous les manifestants arrêtés jeudi 14 et samedi 16 avril dernier, rapporte le journal.

Une requête que ne pouvait honorer le haut gradé de la police gambienne qui, dit-on, a agi sous les ordres du Président gambien.

Devant le refus d’Ousainou Darboe de rentrer chez lui, le leader de l’Udp a été conduit directement à la prison Mile Two de Banjul où il va rejoindre certains de ses militants.  Dans un communiqué publié par l’Etat-major de son parti, sa formation politique a déclaré que «cette offre de libération de Ousainou Darboe a été rejetée sans équivoque puisqu’étant immorale et répugnante.» Continuant de faire monter la pression, l’Udp demande au régime de Yahya Jammeh «la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques,  une enquête indépendante, approfondie et complète sur la violence et la terreur perpétrée par des agents de l’Etat contre des civils innocents et non armés».