Agression de Théo : troisième nuit d’incidents, 24 interpellations à Aulnay-sous-Bois

People march in the streets of Aulnay-sous-Bois, north of Paris, France, holding a sign reading "Justice for Theo" during a protest, a day after a French police officer was charged with the rape of a youth, Monday, Feb. 6, 2017. One French police officer has been charged with raping a 22-year-old man and three others have been charged with assault after an identity check degenerated last week in the Paris suburb of Aulnay-sous-Bois. (AP Photo/Milos Krivokapic)

Vingt-quatre personnes ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) où des incidents ont éclaté pour la troisième nuit consécutive après l’interpellation jeudi d’un jeune homme gravement blessé à coups de matraque, a indiqué une source policière. Selon un bilan provisoire, une dizaine de véhicules ont été incendiés ainsi que plusieurs poubelles, a indiqué cette source.

Des tentatives d’incendie contre deux restaurants ont aussi été recensées. Le feu a été rapidement éteint par les pompiers, mais ces deux établissements sont « abîmés », a ajouté la source. Parmi les 24 personnes interpellées, certaines sont soupçonnées d' »attroupements armés », a-t-elle poursuivi. Les incidents ont éclaté vers 22H00 et se sont poursuivis une partie de la nuit dans la cité des 3.000, où un jeune homme de 22 ans a été gravement blessé à coups de matraque jeudi 2 février lors d’une interpellation violente. Un policier a été mis en examen pour viol et trois de ses collègues pour violences volontaires en réunion.

Les quatre fonctionnaires ont été suspendus de leurs fonctions. Gravement blessé au niveau de la zone rectale, le jeune homme était toujours hospitalisé lundi. Il s’est vu prescrire 60 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Samedi et dimanche, des incidents avaient déjà eu lieu dans ce quartier, où plusieurs véhicules et poubelles avaient été incendiés. Dans la nuit de dimanche à lundi, cinq jeunes avaient été placés en garde à vue après des tirs de mortier artisanal, soupçonnés de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique et outrages.

7sur7.be

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