Un réseau de trafic illicite de carburant et de prostitution clandestine démantelé à Pikine

Encore une affaire de trafiquant de carburant. Après l’affaire des doubles réservoirs des camions maliens pour trafic de carburant et le blocus du frontière sénégalo-malienne suite à la découverte de cette fraude, voilà une histoire qui risque de faire remonter la tension. Le préfet de Pikine qui a effectué une descente inopinée, hier, au garage malien de Mbao a démantelé un réseau de trafiquant de carburant. Selon Pape Demba Diallo, les trafiquants y avaient même construit des tanks pour écouler leurs produits. « On était venu ce matin (hier), avec les auxiliaires de la protection civile pour voir les conditions dans lesquelles ces camionneurs sont. On a fait le tour, on a vu et remarqué beaucoup de choses notamment un trafic illicite de carburant. Il y a les bidons qui ont été saisis, ils sont dans les véhicules », informe le préfet.

Pour M. Diallo qui a déploré la façon irrégulière dont le carburant est stocké, le liquide inflammable doit être venu de Mali. « On a saisi 134 bidons de 20 litres et aussi de la boisson alcoolisée parce que quelque part, il y a un bar clandestin qui a été visité. Le carburant est stocké dans des bidons comme ça, ce n’est pas fait suivant la réglementation, c’est pourquoi on a décidé de le saisir », a ajouté le préfet avant de révéler : « Ils sont en train de construire des tanks pour amener le carburant. Si on sait que le carburant coûte moins cher au Mali, ils amènent le carburant du Mali vers le Sénégal et l’écoulent ici, d’où nécessairement une perte pour l’économie du « Sénégal) ».

Lors de la descente du préfet Pape Demba Diallo au garage malien de Mbao, il faut retenir que le préfet n’a pas seulement découvert un réseau de trafiquants de carburant. Il a aussi trouvé sur place, un bar et des chambres de passe. Selon M Diallo, au niveau des salles de cinéma, ils ont saisi le matériel qui était là-bas composé de postes téléviseurs, de décodeurs, de vidéos. « Ce sont des salles de cinéma dans des habitats précaires. Il y a aussi l’existence de chambres de passe qui favorise ou entretient la prostitution clandestine, c’est pourquoi nous sommes venus le jour, mais sûrement nous allons revenir la nuit pour voir ce qui s’y passe », a souligné M. Diallo qui a informé qu’ils étaient là pour une première visite, mais qui ne serait pas la dernière. « Notre souhait, c’est d’assainir le secteur. Il y aura une visite nocturne avec les auxiliaires de protection civile pour nous rendre compte de ces pratiques délictuelles », annonce-t-il.

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