Touba et Darou Mouhty disent « NON » aux réformes constitutionnelles de Macky Sall…

Les deux villes religiuses du Mouridisme ont dit « NON » aux réformes constitutionnelles proposées au référendum par le président Macky Sall.

Touba

Le NON l’emporte dans presque tous les bureaux de vote de Touba Darou Marnane et Touba Mosquée…selon les résultats provisoire donnés par la RTS, le NON l’emporter presque dans tous les bureaux de vote de Touba…

Darou Mouhty
A Darou Mousty , Fada gagne largement dans les 7 centres de vote que compte la ville sainte soit 45 bureaux de vote, le « NON » l’emporte partout, 1 seul centre est perdu part un écart de (2) voix . L’écart de voix á Darou s’érige à près de 1200 voix. Dans le département, pour le moment nous remportons les 5 communes les plus grandes que sont : Guéoul , Thiologne Fall, Darou Mousty , Ndande , Kébémer avec des écarts faramineux

Dans la commune de Kébémer, le « NON » récolte 3809 voix contre 1616 voix pour le « OUI ». Á Guéoul,  le «NON » est largement majoritaire avec 1091 voix  pour 809 voix pour le « OUI ».

1 Comment

  1. Interrogations sur les nouvelles lois votées.

    Pour comprendre: une explication. Quittons les passions exacerbées par les battages médiatiques pour nous interroger.
    Au lendemain de ce 20 Mars 2016, supposons qu’un groupe d’homosexuels décide de déposer une autorisation de marche à la place de l’indépendance.
    Ils sont sénégalais. Ils sont citoyens. C’est leur droit.
    Il n’y avait qu’un seul risque: c’est que la population s’y oppose. Or, depuis le 20 Mars 2016, une nouvelle loi (loi 25-3) vient de dire que tout citoyen est « tenu de respecter le droit d’autrui ». La population n’a donc plus le droit de s’y opposer parce qu’une nouvelle loi a dit qu’elle est tenue de « respecter ce droit d’autrui ». Peut être que la même population n’a jamais eu le droit de s’y opposer, mais cela n’était pas constitutionnalisé.
    Si donc un groupe d’homos décide d’organiser cette marche, toute opposition au Sénégal serait une opposition hors la loi. Si le préfet s’y oppose il ne pourrait pas fonder son refus sur la loi. Et mieux, parce qu’on est en face d’un groupe de citoyens menacés dans leur droit, l’état est tenu de les protéger et de les laisser jouir de leur droit. Les forces de l’ordre serait alors tenues, au nom de la nouvelle donne de Mars 2016 de protéger cette marche. Ce groupe pourrait choisir de marcher sur 50 mètres à la place de l’indépendance. Les forces de l’ordre seront obligées de boucler les lieux pour leur permettre de faire leur marche, et les protéger de la menace de ceux qui veulent violer la nouvelle constitution en son article 25-3 pour leur priver de leur droit.
    Mais pourquoi un groupe d’homos prendrait-il ce risque, me diront certains. Il le prendrait juste pour le symbolisme.
    Aux croyants sénégalais je rappelle que nos religions ont parlé du prophète Loth et des anges venus détruire Sodome et Gomorrhe. Mais nous savons que deux ans (ou plus) avant l’arrivée de ces anges, c’était bien un prophète Loth qui vivait avec des voisins homos. Il n’y a donc pas de problème pour le musulman ou chrétien pour vivre avec un voisinage homo. Mais le problème actuel est un problème d’homosexualité militante. Et c’est ce militantisme qui justifie le fort besoin du symbolisme. Ce groupe d’homos désirerait donc faire cette marche pour le symbolisme. On pourra dire la forteresse Sénégal, imprenable à marches homos, à cause de ses 98% de musulmans et chrétiens, est prise. Une marche de 30 mn sur 50 mètres, juste pour qu’on ne puisse plus dire « jamais ». Un symbolisme.

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