Retrouvailles de la «grande» famille libérale : Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng…Les grands perdants !

Les retrouvailles de la «grande» famille libérale, agitées depuis la sortie du Président Macky Sall samedi dernier, continuent d’occuper l’espace politique.

Retrouvailles ou dialogue, c’est selon. Et, toujours est-il qu’il s’agit, à travers cette main tendue à ses opposants, «au premier  rang» duquel figure le Parti démocratique sénégalais (Pds), le leader de l’Alliance pour la République (Apr) ambitionne, entre autres considérations, de pacifier ledit espace, de décrisper le climat très tendu entre lui et ses anciens frères de parti.

Cette idée de rapprochement, bien accueillie par les deux formations politiques concernées, malgré le doute qui anime le Pds par rapport à la sincérité de l’initiateur, si elle se réalise, va, sans conteste, engendrer des conséquences fatales au sein de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY), camp de la mouvance présidentielle qui a porté Macky Sall au pouvoir lors de la dernière élection présidentielle de 2012.

Le leader de l’Alliance des forces du progrès (Afp), Moustapha Niasse, par ailleurs président de l’Assemblée nationale, tout comme le numéro un du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, risquent d’être les plus grands perdants dans ce projet libéral dénommé «retrouvailles de la grande famille libérale».

Ayant bénéficié des largesses de l’APR (« gagner ensemble, gouverner ensemble», postes ministériels, partage) au lendemain de l’accession du Président Macky Sall à la tête du pays, ces deux chefs de parti, socialistes de souche, ont été des artisans déterminants dans la chute du régime de Me Abdoulaye Wade qui, aujourd’hui, à travers le Pds, symbolise la première force de l’opposition dans le champ politique sénégalais.

Défenseurs acharnés du maintien de la coalition BBY à laquelle ils ne cessent de réaffirmer leur ancrage à tout prix, ces deux alliés du président de la République font partie des grands pourfendeurs de la gestion Me Wade. D’ailleurs, ils peignent un bilan «sombre» de ses 12 ans à la tête du Sénégal: mauvaise gouvernance, gaspillage des ressources publiques, détournements des derniers publiques, pillage, favoritisme, clientélisme, corruption, etc. De ce point de vue, retrouver dans un même pôle, voire un même attelage gouvernemental le Président Macky Sall, Me Abdoulaye Wade, Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, semble si chimérique qu’il est difficile de croire à une telle hypothèse.

Conglomérat composé d’alliés regroupés dans la coalition «Macky 2012», de perdants du premier tour de la présidentielle 2012, de candidats recalés ou qui ont désisté faute de moyens financiers, d’une société civile enrôlée par le pouvoir, de prébendiers opportunistes à souhait qui ont su tourner dans la direction du vent favorable au candidat Macky Sall, BBYest secoué par des départs : Yonnu akan wi de Madièye Mbodji a officialisé son départ, après les leaders politiques Ibrahima Fall, Idrissa Seck. C’est dire que, avec les retrouvailles de la «grande» famille libérale, les actuels compagnons (communistes, trotskistes, travaillistes, socialistes, etc.) de route du  Président Macky Sall dans le cadre de la coalition Bby ont tout intérêt à décrypter le message de ce dernier pour qu’ils puissent, au moins, clarifier leurs positions par rapports aux prochaines compétitions électorales qui se profilent à l’horizon.

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