Quand les Fadaiseries mènent Fada dans la foutaise…Ses contradictions et ses mensonges

En effet, le fait de déclarer irrecevable la liste de Aida Mbodji ne rend pas automatiquement recevable celle de Fada qui méritait d’être examinée. Et si l’on se base sur sa sortie dans l’Observateur du vendredi, Diagne FADA s’est empêtré dans des contradictions très révélatrices de son forfait. Il se pose comme une constante en tant que Président de groupe, un péché qu’il prétend combattre comme « Réformateur» au sein du PDS : « Je rappelle seulement que je n’ai fait que ce que j’avais à fait en 2013 et 2014. » mais là il oublie qu’en 2015 le contexte a changé car n’ayant plus le mandat de la plupart des membres du groupe et ça, il le sait comme tout le monde d’ailleurs puisque cela a été un débat public relayé par la presse. Et d’ailleurs le fait de devoir surcharger à la main sa liste traduisait déjà une incohérence entre deux entités -l’une volée et l’autre légitime, comme quelqu’un qui mélange des torchons et des serviettes. Ceci seulement suffisait pour que la liste de FADA soit rejetée !
Il dit aussi avoir écrit « au président de l’Assemblée nationale pour reconfirmer ou infirmer le bureau qui a été élu par le Groupe parlementaire ». Il se trouve que pour la session 2015, « son » bureau a été infirmé par le « Groupe » qui ne l’a pas élu pour le mandat dont il s’arroge. Il n’a qu’à montrer le PV ou toute autre forme de notification faisant foi ! Personne ne lui a contesté son titre d’ancien Président mais il n’a pu renouveler son mandat pour 2015.
Fada fait l’amalgame entre le mandat du PDS et le mandat du sous-groupe des Aida Mbodj dont les membres ont la même dignité que lui en tant que « député du peuple » ; ou leur faudrait-il renier leur formation politique pour bénéficier de ce titre ? Il dit dans l’Observateur : « Tant qu’ils ne démissionneront pas, ils sont considérés comme membres du groupe, ceci, depuis 2012. Ils soutiennent qu’ils ne m’ont pas mandaté, mais je n’ai pas parlé en leur nom, ni au nom du Parti démocratique Sénégalais ». Comment porter les signatures de quelqu’un qui ne vous a pas mandaté ? Et voyez le glissement qui permettait de diluer Oumar SARR N°1 et cie sous les pompeuses appellations de « Peuple » ou « Assemblée nationale » : « le Groupe parlementaire que je dois déposer au bureau de l’Assemblée n’est pas formellement un groupe parlementaire du Pds. C’est un Groupe parlementaire de l’Assemblée nationale. Et ils oublient que le député est élu sous la bannière d’un parti politique ou d’une coalition de partis politiques, mais dès qu’il franchit le portail de l’Assemblée nationale, il devient député du Peuple. Par conséquent, je n’ai pas besoin de recevoir de mandat pour chercher à constituer un groupe parlementaire le Groupe parlementaire n’est pas une affaire une affaire officiellement et formellement du parti, c’est une affaire de députés » Oui mais en « cherchant » à réaliser ton rêve, tu ne peux violer la volonté de « députés en chair et en os » et avec qui tu ne t’entends pas ! Ton titre d’ancien Président rend-il tes anciens collègues taillables et corvéables. Puisque c’est un « Groupe parlementaire de l’Assemblée nationale », raison pour laquelle le Président Niasse peut lui affecter un Président que faire alors du label « Libéraux démocrates » qui est l’objet de litiges ?
Le contentieux réside au sein du Groupe « libéraux démocrates » et la référence au PDS ne doit pas parasiter cette évidence comme l’intervention de NIASSE ne doit l’occulter. FADA a été désavoué au sein de son propre groupe et il a voulu s’accrocher. En vertu de quoi, Niasse donne la prépondérance à un ancien Président face à une nouvelle Présidente ? Pour lui, on ne peut changer de Président de groupe parlementaire que s’il y consent. Autrement, Moustapha Diakhaté aurait pu défier la volonté de Macky, des leaders de BBY et de l’ensemble de ses autres collègues sans pouvoir être inquiété s’il parvient à déposer les listes de 2012 de son Groupe. Soyons plus sérieux que ça !
MSECK

6 Comments

  1. Vraiment il y a de quoi avoir pitié de Fada. Et comme « qui parle se dévoile », il s’est doté hier d’un « Porte-parole »; c’est mieux ainsi. Mais en se mettant en retrait, il risque de perdre le leadership qu’il veut construire. Pour le hold up du PDS, il est désavantagé par le fait que ses adversaires, connaissant son jeu, ont pu déjà anticiper pour le contrecarrer. Et il mal placé pour parler d’une « majorité » qu’il détiendrait dans le PDS, puisqu’ayant déjà refusé de se plier sous la volonté de la majorité du Groupe Parlementaire.

  2. Toi aussi boy FADA, il faut le mandat des Députes membres pour former un groupe

  3. le journaliste qui a écrit cet article a pris parti. Son analyse montre qu’il s’est départi de son manteau d’objectivité pour revêtir un caftan de subjectivité. On sent nettement à quel camp il appartient, ce qui biaise son analyse!

  4. texte bien documenté avec de solides références ayant permis de démasquer le faussaire Fada qui, tout en étant minoritaire dans le groupe ose maintenant parler de « majorité » pour tenter un hold up sur le Parti.

  5. Là où l’analyse de ce pseudo-journaliste est tombée à l’eau, c’est qu’en aucun moment il ne nous a dit que les députés qui ne souhaitaient plus rester dans le groupe, on adressé au président de l’assemblée nationale une lettre de démission conformément à l’article 22 du règlement intérieur de l’assemblée. Que le débat se soit posé, qu’on est dit ceci ou cela, tant que des députés ayant adhéré à un groupe n’ont pas déposé leur démission dudit groupe, ils en resteront membres. Voilà la vérité des textes, le reste n’étant pas utile.

  6. Talla, je ne suis pas journaliste et encore moins politicien ; ce qui ne me prive pas du devoir de m’exprimer sur des questions qui interpellent notre conscience de citoyen. Les faits ici sont les propos de Diagne FADA (et si je ne suis pas fidèle, on peut me le reprocher) et le reste, ce sont ‘ mes commentaires libres qui y trouvent des contradictions (tout lecteur peut y adhérer ou pas). Le fait de m’opposer l’article 22 est une pure diversion si tant est que les propos de Fada en sont l’expression. D’autre part, il n’y a pas de problème de « vouloir rester dans le groupe ou pas » (ou de démission ou pas) mais de changer son Président. Et là qu’en dit ton article 22? .
    Et pour Nestor, j’entame l’article avec l’hypothèse que la liste de Aîda Mbodj puisse être irrecevable. Je ne suis d’aucun de ces deux camps, mais de celui de la Vérité.

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