Quand le ministre cumulard, Sidiki Kaba libère des criminels récidivistes…Bonjour les dégâts !

Libération conditionnelle : Me Sidiki, l’ «avoKaba» de la récidive ? (par Momar Mbaye)
Les suspicions étaient plus ou moins motivées au lendemain de l’annonce, par le Garde des Sceaux, de la vague de libérations conditionnelles soutenues et défendues par l’avocat international devenu ministre de la Justice au Sénégal. La mesure, bien que prévue par les dispositions du code de procédure pénale dans les articles 699 à 703, fait grincer des dents quant au choix des personnes bénéficiaires d’une liberté conditionnelle, depuis mars 2014. A l’époque, les magistrats de l’Ums (Union des magistrats du Sénégal) avaient dénoncé cette mesure qui a consisté à accorder la liberté conditionnelle à 651 détenus, dont des célébrités jugées et condamnées par la justice sénégalaise.

En effet, bien des mois après leur libération, certains parmi ces détenus, récidivistes, ont fini de convaincre l’opinion qu’ils n’avaient pas réussi leur réinsertion sociale. Et par conséquent ne méritaient pas une seconde chance après avoir été bénéficiaires de cette mesure censée rester une exception, mais qui a tendance à devenir une règle dans l’entendement du ministre de la Justice, alors accusé de faire la part belle à des célébrités.

En atteste la nouvelle arrestation, la semaine dernière, du chroniqueur Tamsir Jupiter Ndiaye, pour des faits de «pédophilie, acte contre-nature, incitation à la débauche et détournement de mineur» sur un enfant talibé. L’homme avait déjà écopé, en 2012, d’une peine de 4 ans ferme pour acte contre-nature.

Sévèrement critiqué au lendemain de la libération de la «plume homosexuelle», le Garde des Sceaux qui a été par le passé, avocat de la cause des homosexuels, peinait à convaincre l’opinion que cette vague de libérations conditionnelles avait été sous-tendue par des motivations inavouées, mais facilement décelables du fait de l’emprisonnement de célébrités d’une part, et de la pression exercée sur le Sénégal par des lobbies homosexuels et organisations internationales de défense des droits de l’homme, d’autre part.

Il faut dire que le journaliste et chroniqueur gay n’est pas le seul à mettre mal à l’aise le Garde des Sceaux devenu impopulaire à cause de ses libertés conditionnelles, objet de suspicion.

A Thiès, la police a procédé à l’arrestation, en février 2015, de malfaiteurs, membres de la bande à Dame Ka, impliqués dans de nombreux cambriolages dans la cité du Rail. Il s’agit de Mamadou Dia, condamné à 12 ans de travaux forcés devant une cour d’assises, pour vol aggravé, libéré après un an de détention. Ou encore les frères Maguette et Djiby Ka, des repris de justice élargis de prison par le même ministre de la Justice. Me Sidiki. Serait-il devenu l’ «avocakaba» de la récidive ?

Momar Mbaye