Pénurie de moutons à Bignona… les vendeurs font gripper les prix

C’est la catastrophe à Bignona, les moutons sont insuffisants et beaucoup de familles vont tout droit vers une Tabaski sans moutons. A notre passage Samedi à 19 heures 30 au fora de la commune de Bignona, le plus grand du département, il ne restait que quelques moutons. Ces moutons non encore vendus sont là pas parce qu’il n’y a pas de clients mais cela est dû au fait que les prix ont grimpé de façon extraordinaire. Les petit moutons qui sont vendus en temps normal au maximum à 40 000f sont marchandés autour de 75 000f ou plus. Les personnes sont plus nombreuses que les moutons au fora cela veut dire que la spéculation ira crescendo jusqu’aux dernières heures avant la prière de Tabaski. Et pourtant, le ministre de l’élevage avait soutenu que le marché sera bien approvisionné mais les autorités oublient souvent que le Sénégal ne s’arrête pas à Dakar. Les régions comme celle de la Casamance souffrent chaque année. En plus de la distance, il y a l’enclavement qui fait que beaucoup de promoteurs préfèrent rester dans les régions du nord. Les rares vendeurs qui prennent le risque de venir en Casamance jouent avec les prix ce qui rend la Tabaski plus difficile que toutes les autres fêtes musulmanes pour les populations du sud. « Ne faudrait-il pas faire une discrimination positive pour cette partie du pays ? » se demandent certains habitants de Bignona. D’autres estiment que le calvaire peut être amorti si des opérateurs casamançais se lançaient de ce commerce car, eux peut être, auront pitié de leurs parents. Une fête du mouton sans le mouton ressemble à autre chose que la Tabaski

L.BADIANE pour xibaaru.com