Où est l’homme du 19 mars 2000 ? Abdoulaye Wade, le musée politique vivant…

Le 19 mars 2000 quand Diouf l’appelait pour lui dire qu’il avait gagné, il était chétif, désargenté et ne s’attendait pas à ce sursaut démocratique d’un adversaire dont il a toujours douté de son honnêteté…Et quand les journaux et radios ont repris en boucle la nouvelle de sa victoire, sa femme Viviane, euphorique, lui disait : « c’est fini, on aura plus de problèmes d’argent »…Il y a 16 ans ! Et beaucoup de choses se sont passées.

Wade fait 12 ans de présidence avant d’être mis à la retraite forcée par son ancien premier ministre qu’il avait chassé comme un pestiféré. L’histoire s’était répété à 6 jours d’intervalle. Wade avait chassé Diouf le 19 mars. Et le 25 mars, Macky a écarté Wade.

Et depuis le 25 mars 2012, Wade navigue entre la France et le Sénégal ou est incarcéré son fils pour enrichissement illicite de plusieurs milliards FCFA.

Retranché à Versailles, le Gorgui sort rarement de la ville royale. Tous ses rendez-vous sont à domicile. Son âge, 90 ans (en mai), ne l’autorise plus à effectuer des déplacements périlleux d’où son absence au Sénégal lors de cette campagne référendaire. Devenu un musée politique de son vivant, Abdoulaye accueille les leaders politiques et les jeunes ambitieux qui se réclament de sa vision libérale et panafricaniste. Chacun veut porter le badge « Wade » qui est un laisser-passer politique.

Le Gorgui semble faire le bonheur des uns et des autres…Mais il vit seul ses turpitudes et ses peines : Son fils est en prison pour « un règlement de comptes politiques »…Et ce qui fait mal au vieux, c’est que son fils « paie pour ses erreurs ». Eh oui ! Wade a commis trop d’erreurs. Il n’a pas su écouter ses compagnons, les vrais qui lui disaient la vérité…Il s’est laissé emporter par des porteurs d’argent qui lui ont fait miroiter des victoires sans convaincre. Et il l’a payé cash le 25 mars 2012 avant de voir son monde s’écrouler autour de lui et son parti à la dérive. Tout autour de lui n’est que ruine. Et pourtant ils ont été nombreux à tirer sur la sonnette d’alarme…

Et comme l’histoire se répète, Abou Abel Thiam commence à tirer lui aussi la sonnette d’alarme autour de Macky car des requins veulent le détacher de ses bases électorales pour l’isoler comme Wade…

Des alarmes qui ne sont jamais entendues par les présidents qui…CHUTENT.

Penda Sow pour xibaaru.com

 

1 Comment

  1. Ce que l’article 25-3 introduit pour les homosexuels.

    Une vidéo de Macky Sall pour le comprendre.
    http://www.senedirect.net/wp-c
    Macky dit, dans cette vidéo, qu’au Sénégal il y a des homosexuels (c’est vrai) et qu’ils ont le droit de manifester et de faire campagne.
    La seule campagne connue des homosexuels, c’est la gay pride.
    Macky dit donc qu’ils en ont le droit au Sénégal. Que s’ils le font ils n’auront aucun problème avec le gouvernement.Mais il ne garantie rien pour ce qui est d’éventuels problèmes avec la population.
    Et arrive alors cet article 25-3 qui dit que la population a l’obligation de respecter les droits d’autrui. Ceci étant un article constitutionnel, celui qui ne le respecte pas sera en prison.
    Résumons:
    1/ Les homosexuels ont le droits d’organiser leurs manifestations, leurs campagnes
    2/ Dans les réformes à voter en référendum, tout citoyen est obligé de respecter le droit d’autrui, y compris le droit des homosexuels au gay pride.
    3/ Alors, si les réformes de la constitution passent le 20 Mars, au lendemain tout sénégalais qui s’opposera au droit des homosexuels de manifester dans les rues de Dakar sera mis en prison.

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